La vidéo d’une petite fille de 2 ans sauvagement renversée par un camion en Chine a été publiée sur internet. Les images sont insoutenables, scandaleuses de notre point de vue.
Quid de la morale ? De la limite à ne pas franchir ? Cela ne choque donc plus personne de voir une fillette – qui a peut être l’âge de son propre enfant -, agonisant dans son sang après avoir été renversée par un véhicule et sans que personne ne l’aide ? Pourquoi aller aussi loin… Nous en tout cas on n’a plus envie de suivre, on ne cautionne pas.
On peut dénoncer, raconter, montrer, mais le voyeurisme donné en pâture au seul prétexte de l’information n’est plus qu’un prétexte à la surenchère médiatique.
En dénonçant l’horreur, les médias ne font que l’accroître et s’en font le complice. Les exemples de ce type sont légion et peuvent faire des ravages : Romy Schneider qui, en ouvrant un magasine, découvre la photo de son propre enfant de 8 ans, mort, à la morgue. Ou encore, plus récemment des détails livrés par certains magazines, photos à l’appui, des suicides de certaines victimes de l’attentat du 11 septembre 2001.
Mais l’horreur des médias ne s’arrête pas « juste » à diffuser des photos et des vidéos violentes. Le droit à l’image est bafoué, le respect dû au proches, jeté aux oubliettes. Quant à la simple pudeur…
Nous préférons le choc des photos lorsqu’il a un véritable but journalistique : dénoncer l’horreur des famines, ou des massacres civils de dictateurs, montrer pour faire réagir… Au reste, on le clame avec la plus grande véhémence, on ne cautionnera jamais la violence gratuite…










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