Soirée Speed dating : plan love ou plan loose ?

PAR Juliette de Noyelle, le 12/04/2012 à 12:36

Soirée Speed dating : plan love ou plan loose ?

Messieurs, contrairement aux idées reçues, le Speed dating n’est pas mort. Malgré l’explosion des sites de rencontres pour adultères, geek et autres communauté hermétiques, ces soirées d’un autre monde continuent d’attirer une faune de célibataires endurcis. Rangeant soigneusement notre amour propre au service de notre sacerdoce journalistique, nous nous sommes incrustés dans une soirée speed dating organisée dans la capitale. Notre envoyée spéciale, armée de ses atouts les plus…généreux, a gracieusement accepté de se livrer à l’expérience. Juliette en quête de son Roméo, suivez le guide.

Ma mission du jour : infiltrer le monde du speedating. Merci patron ! Mes idées reçues et moi sommes donc parties à la rencontre de cet univers où la solitude est un poids et le samedi soir devant sa télé, une souffrance. J’avoue être assez sceptique quant à l’expérience, tant les à priori sont nombreux : en effet, des proches m’ont mise en garde contre les « ringards, beaufs, cas désespérés, boutonneux-binoclards-à-mauvaise-haleine » qui se comptaient par paquet de 12.

Curieuse et professionnelle avant tout, je me rends à l’adresse donnée, prête à plonger dans l’antre aux célibataires assoiffés d’amour…

20h10 : arrivée au bar le Bizz. L’équipe de « Soft Dating » nous accueille et déjà nous dévoile le déroulement de la soirée. Premier repérage obligatoire, on s’observe tous du coin de l’oeil. Un bar lounge privatisé, des lumières tamisées, des fauteuils prédisposés, le cadre  est définitivement créé pour favoriser les rapprochements. Bon point.

Chacun s’installe dans son coin. Le principe est simple : on a 10 minutes pour convaincre la personne en face que l’on est l’élu de son cœur. En pratique, c’est comme passer un mini entretien d’embauche, sauf que dans ce cas là, la mission est de décrocher le job de boyfriend/girlfriend.

Soirée Speed dating : plan love ou plan loose ?

20h30 : Les multiples datings débutent. Et là c’est le défilé. Parmi les participants, il y a de tout : du beau, du moins beau, du working passionné, du timide, du gêné et du dragueur invétéré. La tranche d’âge de 20-35 ans parait bien respectée même si la plupart semblent avoir la trentaine bien tapée.

Si au départ ce jeu peut sembler très intimidant, au bout de 2 ou 3 conversations, je me surprends à apprécier  la discussion et découvre avec surprise que je suis capable de conter fleurette avec un parfait inconnu. Cependant, les sempiternelles questions « Que fais-tu dans la vie ? Que cherches-tu ? Ça fait combien de temps que tu es célibataire ? » commencent à m’ennuyer et je deviens doucement lassée.

Pourtant, certains hommes ont le don pour marquer les esprits. Monsieur « crotte-de-nez » rivalise avec le « je te parle du cour de la Bourse et je t’emmerde« , et le mythique  « je te parle à 50 cm du visage après 3 cafés, 2 cigares et zéro Fisherman ».

22h30 : 8 hommes, 3 longs silences, 2 plans drague et deux verres plus tard, le « dong » de fin retentit. On se dit au revoir poliment, mais en fait, je remarque que tout le monde part « tête baissée ». Pourquoi ? Car à mon sens, c’est à ce moment là que tout devrait se jouer. Rencontrer c’est bien mais approfondir avec la personne qui nous a tapée dans l’œil…c’est mieux !

23h : bilan.

Je suis agréablement surprise par cette expérience, mais tout de même embarrassée. En effet, je remarque que le speed dating n’est finalement qu’un endroit où les rencontres se font à la chaîne et où les candidats sont conditionnés à séduire en 10 min. Candidats qui d’ailleurs ne s’appellent plus « Michel » ou « Francis« , mais bien « 82 » ou « 43« . Justement. J’ai également été étonnée de la dureté de l’expérience : on arrive le coeur rempli d’espoir, et on repart main dans la main avec…une fiche numérotée. Car en fait le speed dating, c’est un peu comme passer le permis : on fait croire à l’autre qu’on assure, mais à la fin du « test » on n’a pas la réponse tout de suite. Rendez-vous donc sur Internet où l’on note ses prétendants et où l’on coche si on veut le revoir.

J’imagine la déception en cas de refus, pour un célibataire qui aimerait prolonger l’expérience et qui se retrouve coincé dans la case « cette personne n’a pas souhaité vous revoir ». 

Contrairement à mes préjugés : pas de « cas sociaux » ni de « désespérés » au compteur, mais bien des « Monsieur tout le monde »,  venus rencontrer des « Madame tout le monde ». L’endroit est sympa, les candidats aussi et même si l’on ne rencontre pas forcément le grand amour, ne désespérez pas de passer une bonne soirée.

Le speed dating reste un bon plan pour les hommes en quête d’un peu de compagnie et d’imprévu. En tant que demoiselle, j’ai parfois eu le sentiment que ce jeu de la séduction était trop formalisé et qu’il restait une solution de facilité pour ces messieurs de faire des rencontres sans risquer le coup du râteau.

Ci-dessous le témoignage de Pierre, qui a testé le speed dating :


Speed-dating
Merci à l’équipe de Soft Dating qui a bien voulu me recevoir.

A lire, également sur Menly :

On a testé pour vous : les recettes de Top Chef

Les célibataires souvent plus plus exposés à la depression


F Partager sur Facebook T Partager sur Twitter Ajouter un commentaire Envoyer par mail S'abonner au flux rss
AJOUTER UN COMMENTAIRE