Journalistes tués à Homs : le dernier message de Marie Colvin

Le 22 fév 2012

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Aujourd’hui deux journalistes occidentaux ont péri sous les bombardements syriens. Un Français, le photographe Rémi Ochlik et Marie Colvin, 58 ans, reporter de guerre. Découvrez ici, ses dernières nouvelles et son ultime compte-rendu. Un témoignage poignant qui illustre l’horreur qui règne en ce moment en Syrie.

C’était une spécialiste du monde arabe. Passionnée par cette envie d’informer et d’être au plus près de l’histoire, elle avait couvert pendant trente ans quelques-uns des conflits les plus meurtriers et les récentes révolutions du printemps arabe en Tunisie, Egypte et Libye. Marie Colvin, 56 ans, journaliste américaine et correspondante pour le Sunday Times, connaissait les risques mais n’avait alors jamais renoncé. Malgré son bandeau sur l’oeil qui atteste  des risques qu’elle encourut au Sri Lanka, elle répondait toujours présente, accompagnée d’une soif de vérité jamais assouvie.

Dans son dernier compte-rendu depuis la ville rebelle de Homs, principal théâtre de la révolution syrienne, envoyée quelques heures avant qu’elle soit tuée, la journaliste décrit la mort d’un enfant blessé par un éclat d’obus, bouleversée, même si elle précise, comme une habituée de l’horreur qu’elle était « un exemple terrible parmi tant d’autres« .

« Aujourd’hui, j’ai vu un bébé mourir. Absolument terrible », témoigne, Marie Colvin, jointe par téléphone par la télévision BBC. Il avait seulement deux ans et s’est fait tirer dessus. Le docteur a dit qu’il ne pouvait rien faire. Et ce genre d’événements revient quotidiennement. Ici, personne ne comprend pourquoi la communauté internationale ne fait rien« , ajoute-t-elle.

Découvrez ci-dessous le dernier témoignage de la journaliste :

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