Rémy Di Gregorio, portrait du « Samir Nasri du vélo »

PAR La méduse, le 11/07/2012 à 09:43

Rémy Di Gregorio, portrait du Samir Nasri du vélo

Rémy Di Gregorio s’est fait choper hier par la patrouille. De quoi entacher le Tour de France 2012 des suspicions de dopage.

Sur le Tour De France, journée de repos rime avec affaire de dopage, et ce n’est pas cette année que ça va changer. Alors qu’on attendait une descente de police chez les Sky, les rouleaux-compresseurs de la première semaine, ou encore chez Astana et son charismatique capitaine de route Alexandre « j’achète Liège-Bastogne-Liège 2010 pour 150000 € et Paris-Nice 2003 » Vinokourov, ou bien chez la bande de copains d’Europcar, touchée par l’affaire vite étouffée des couloirs puants juste avant le départ du Tour, c’est finalement la petite Cofidis qui se retrouve frappée de plein fouet par le dopage grâce à Rémy Di Gregorio.

Le Marseillais de 27 ans s’est vendu tout seul, comme un grand, en essayant d’appeler ses fournisseurs de stéroïdes. Seul problème, son téléphone est mis sur écoute par l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique, suite à une enquête entamée en 2011 concernant l’équipe Astana, où évoluait justement le petit Rémy. Emmené à Marseille, « Samir Di Gregorio » a été placé en garde à vue avec deux autres personnes dont on ignore encore l’identité, puis suspendu par son équipe. Le petit Marseillais s’est sûrement pris un savon.

Thierry Adam en berne

Plus que son équipe, c’est le service des Sports de France Télévision qui se sent trahi par celui que Thierry Adam surnommait facilement le Samir Nasri de la petite reine. Un surnom qui ne manquait pas de lui faire plaisir. Ce même Thierry l’avait porté aux nues à ses débuts, en l’annonçant comme le « nouveau Richard Virenque » au point de l’imaginer arbitrer le duel Rasmussen – Contador lors du Tour de France 2007. Il n’avait pas totalement tort finalement. Si seulement « Rémy Nasri » n’avait pas abandonné dès la quatrième étape. Sa carrière à la Française Des Jeux n’a jamais atteint les sommets attendus par les « spécialistes ». Pourtant, à force de voir Jean-René Godart et Gerard Holtz dire que vous êtes plus beau que vous ne l’êtes vraiment, vous finissez par y croire et quand les sirènes kazakhs vous appellent à l’hiver 2010, vous ne pouvez décemment les refuser. L’heure de gloire approche, la septième étape de Paris – Nice 2011 à Biot, où résonne encore l’orgasme de Thierry Adam dans sa cabine avec son unique et mythique « Rahlala j’ai eu peur » au moment  de s’apercevoir que ce n’est pas son fils spirituel qui a fini sous un camion, mais le modeste Robert Kiserlovski. La suite sera plus anonyme jusqu’à ce mardi 10 juillet et enfin, cette reconnaissance de la part du grand public. C’est à se demander si ce n’est pas en faisant croire à ce coureur moyen qu’il était de la race des grands, que ce dernier a fini par franchir la ligne rouge.

Entre ses histoires de crêtes, ses bacheliers et ses dopés, Marseille vit décidément des moments très difficiles.

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