OM – PSG, jour J : revivez les Clasicos les plus violents de l’histoire

PAR Emmanuel Bocquet, le 07/10/2012 à 17:20

OM-PSG : plus qu’un match, un « Classique ». Qui a parfois engendré des matchs peu orthodoxes. Retrouvez les 6 OM-PSG les plus sulfureux d’une histoire qui dure depuis près de 40 ans, mais qui a véritablement acquis ses lettres de « noblesse » il y a une vingtaine d’années.

Depuis le premier affrontement entre les deux équipes, dans une indifférence totale un soir de décembre 1971, les OM-PSG ont ont fait du chemin pour atteindre leur niveau maximal de notoriété au début des années 90 et devenir un rendez-vous incontournable du foot français. Sur le terrain ou dans les tribunes, certains d’entre eux ont été particulièrement violents. Retour sur les Classicos les plus bouillants de l’histoire.

20 décembre 1992 : Le bal des bouchers

Toute la semaine, les petites phrases assassines ont rythmé l’approche de ce Classico. Dirigeants, entraîneurs, joueurs, tout le monde s’y est mis pour faire monter la pression. Ginola déclare que « ça va être la guerre », Artur Jorge en rajoute une couche en annonçant « On va leur marcher dessus ». Du coup, c’est dans un Parc chauffé à blanc et dans une ambiance délétère sur le terrain que démarre le match. Et comme il n’y a pas que des enfants de choeur sur la pelouse, ça dégénère fissa : Di Meco découpe Ginola et Boli fait du petit bois avec Valdo, mais Colleter et Llacer s’en donnent aussi à coeur-joie côté parisien.

A quatre jours de Noël, ce ne sont pas des jouets mais des tacles de mammouth qui tombent par milliers sur la pelouse du Parc. Plus de 50 fautes sifflées, des agressions au niveau des genoux toutes les 3 minutes et un match remporté par l’OM sur un but de Boksic. Le véritable acte de naissance de la rivalité.

8 novembre 1997 : « Ravanelli, Ravanelli, est une salo…« 

Ah, cette victoire de l’OM 1-0 obtenue au Parc grâce à un pénalty honteusement volé après une simulation grandiose d’un Ravanelli tout juste arrivé sur la Canebière… Les supporters du PSG s’en souviennent encore, eux qui inventeront une chanson en l’honneur de « Penna Bianca » sur l’air de l’hymne national italien revisité (voir le titre).

L’affaire prendra de telles proportions que Charles Biétry, invité sur le plateau de Nulle Part Ailleurs, viendra disséquer pendant 10 minutes cette action litigieuse qui restera le pénalty le plus commenté et controversé de toute l’histoire de la Ligue 1.

5 mai 1999 : Froide vengeance

Cette année-là, alors qu’ils sont dans le ventre mou du classement et que l’OM joue le titre, Paris va s’offrir une vengeance retentissante. D’abord en remportant le Classico au Parc le 5 mai, marquant deux fois dans les dix dernières minutes alors que Marseille menait au score. Puis en laissant gagner Bordeaux (2-3) trois semaines plus tard pour offrir le titre aux Girondins sur un plateau, au mépris de toute éthique sportive. Mais au grand bonheur des supporters parisiens, qui ont sifflé les buts de son équipe et acclamé ceux de Bordeaux. Surréaliste.

6 novembre 2004 : Thèse, antithèse, Fiorèse

Le 31 août à 23h45, Fabrice Fiorèse signe à l’OM et déclare avoir enfin trouvé une famille alors qu’il se sentait « en prison » à Paris. Ou comment mettre de l’huile sur un feu déjà incandescent. « Fabulous Fab » va revenir au Parc trois mois plus tard pour le premier Classico de la saison et va vite comprendre sa douleur.

Le renégat va subir pendant 90 minutes les banderoles incendiaires, les sifflets continus à chaque fois qu’il touche la balle, et devra tirer les corners sous la protection des CRS pour éviter de recevoir des projectiles ! Du jamais vu dans un match de foot. Côté jeu, Paris réduit à 10 va l’emporter en fin de match grâce à deux buts venus d’ailleurs signés Pauleta et Cissé.

16 octobre 2005 : Ammoniac, Mickaël Youn et Clara Morgane

Déjà, un Classico gagné par l’OM (1-0) grâce à un but de Lorik Cana, ex-figure emblématique du PSG, c’est peu banal. Mais c’est surtout l’environnement du match qui fait parler cette année-là. Les Parisiens accusent en effet les Marseillais d’avoir volontairement répandu de l’ammoniac dans leur vestiaire, les obligeant à se préparer dans le couloir, où sera aperçue l’actrice porno Clara Morgane et Mickaël Youn, qui serait finalement à l’origine de la « blague » !

Bref, encore du grand n’importe quoi cette année-là…

25 octobre 2009 : Urban Guerilla

Cette fois, la baston n’est plus sur le terrain mais dans la rue. La haine entre les supporters des deux clubs est à son paroxysme et le fait de reporter le match au dernier moment à cause d’une épidémie de grippe A au sein de l’effectif parisien va mettre le feu aux poudres.

Des dizaines de supporters parisiens venus en voiture ou en train vont se retrouver largués dans la cité phocéenne sans aucune protection policière. Ils vont prendre cher. Les combats de rue vont se multiplier dans le centre de la cité phocéenne, donnant lieu à des scènes de guérilla urbaine surréalistes. Bilan : une dizaine de blessés, un supporter parisien renversé par une voiture et des dégâts considérables…

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