Du retard à l’allumage côté PSG, l’euphorie totale côté OM. Après 6 journées de championnat, les positions respectives des deux meilleurs ennemis de Ligue 1 ne sont pas tout à fait celles qu’on attendait. Et voilà que se profile à l’horizon un match qui fait déjà causer dans les deux camps.
OM-PSG, c’est dans moins de deux semaines. Et ce dimanche 7 octobre qui verra Marseillais et parisiens s’affronter au Vélodrome pour la première fois de la saison, est à marquer d’une pierre blanche. Car pour la première fois depuis très longtemps, les deux équipes pourraient truster les deux premières places du classement au moment du match. Autant dire que ce Classico OM-PSG sent déjà le soufre… [Retrouvez toutes les infos du Classico ici]
Après avoir constaté la supériorité marseillaise dans le secteur défensif, il temps maintenant de faire le point quant au milieu et à l’attaque de chaque équipe.
MILIEU : Kaboré-Cheyrou-Valbuena Vs Verratti-Chantome-Matuidi
Si les deux équipes évoluent dans le même schéma (faux 4-3-3, vrai 4-2-3-1), l’entrejeu est articulé différemment. Côté marseillais, Kaboré et Cheyrou se situent derrière Valbuena, ce dernier constituant la pointe haute du triangle. A Paris, Ancelotti a préféré placer Verratti en pointe basse avec Matuidi et Chantome en pistons sur les côtés pour protéger le petit italien, comme un quaterback de foot US. Mais dans les deux cas et même si leur positionnement n’est pas le même, Verratti et Valbuena sont les vrais dépositaires du jeu de leur équipe. Des meneurs possédant des caractéristiques très similaires : tous deux de petite taille et dotés d’une technique au-dessus de la moyenne.
Depuis le début de la saison, Verratti étonne. Le troll de Pescara fait étalage d’une protection de balle et d’une technique dans les petits espaces assez impressionnantes. L’Italien a démontré que son jeu long n’avait pas grand chose à envier à celui de son aîné et source d’inspiration, Andrea Pirlo. Il est quasiment impossible de lui prendre le ballon dans les pieds, et très compliqué de le déséquilibrer avec son centre de gravité très bas et ses jambes arquées.
C’est là que Valbuena se distingue : le nabot du Vieux-Port est en effet passé maître dans l’art de tomber. Quand l’ancien Libournais s’écroule, c’est tout un art : comme foudroyé par un coup de Taser, il réalise en général un saut-carpé-vrillé avant de retomber le nez dans le gazon et d’effectuer une dizaine de roulés-boulés avant de se tordre de douleur en se tenant qui la cheville, qui le genou, qui la cuisse. On se moque, mais il faut reconnaître que dans le jeu, Valbuena est étincelant depuis le début de la saison et peut à lui seul débloquer un match par un coup de pied arrêté ou une passe millimétrée.
Verdict : match nul
ATTAQUE : Amalfitano-Ayew-Gignac Vs Ménez-Pastore-Ibrahimovic
Sur le papier, il n’y a même pas matière à discussion. Sur le terrain non plus. Si les deux équipes sont assez proches au niveau des chiffres (9 buts inscrits pour l’OM, 10 pour le PSG) pour le moment, il y a de grandes chances pour que ça ne dure pas. Surtout, le comparatif joueur par joueur est assez parlant. Gignac est sans doute de retour sur le chemin de la grande forme, mais il serait assez discourtois pour lui de le comparer à Zlatan. Même chose pour Ménez et Amalfitano, tant le second est un ersatz du premier. En fait, le seul à tenir la comparaison est Andre Ayew, moins technique que Pastore mais tout aussi efficace.
Globalement, l’animation offensive marseillaise fonctionne. Le collectif est huilé et le ballon circule vite et bien, comme on a pu le voir à Nancy ou à Istanbul face à Fenerbahçe. Il est même assez étonnant de constater à quel point Baup a transfiguré le jeu collectif de cette équipe, très balbutiant pendant les 3 ans du règne Deschamps.
Côté PSG, si les automatismes commencent doucement à se mettre en place, c’est encore grâce à des coups d’éclat individuels que Paris assied ses succès. Dans ce registre, Zlatan est évidemment l’arme numéro 1 du club de la capitale, même si Pastore et Ménez sont eux aussi capables de faire la différence tout seuls. Bref, quand tout cela sera bien rodé, l’équipe parisienne sera difficilement arrêtable.
Verdict : Avantage Paris
BILAN : Ce qui a fait la différence jusqu’ici entre ces deux équipes invaincues, c’est le collectif. Celui de l’OM, avec de nombreux joueurs présents depuis plusieurs saisons, est déjà bien en place, alors que celui du PSG commence tout juste à fonctionner. C’est en s’appuyant sur cet avantage – et sur son public – que l’OM pourra faire douter l’ogre parisien. Parce qu’individuellement, Paris est clairement au-dessus. Reste qu’un Classico n’est jamais un match comme les autres. Et c’est aussi pour ça que cet OM-PSG est aussi attendu cette saison…
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