Match d’ouverture Euro 2012 : nos photos exclusives de la cérémonie

PAR Laurent Lepsch, le 09/06/2012 à 11:21

Match douverture Euro 2012 : nos photos exclusives de la cérémonieQuelques heures avant le match d’ouverture de l’Euro 2012 entre la Pologne et la Grèce, le cœur de Varsovie bat déjà fièrement au rythme de son équipe nationale. Les drapeaux rouge et blanc fleurissent alors tous les balcons et sur les visages peinturlurés des supporters qui donnent généreusement de la voix et du clairon, quelquefois aidés dans leur tâche par la dive bouteille.

Dans une ambiance  particulièrement bon enfant, les « Polska, Polska » montent alors en puissance à mesure que l’heure du match approche, notamment dans la fan zone où des milliers de supporters sans billet ont pris leurs quartiers. Les quelques partisans de l’équipe grecque, disséminés ici et là, font peine à voir.

Mais c’est une fois à l’intérieur de la splendide enceinte, dans la touffeur du Stade National au toit rétractable fermé pour l’occasion, que le spectateur bascule définitivement dans une autre dimension.

Une arène pleine comme un œuf formée de 58 000 fans de tous âges et des deux sexes, et dont la plupart sont venus pour assister, une fois achevé le sympathique show de la cérémonie d’ouverture, à la victoire de leurs gladiateurs, face au maigre contingent de supporters grecs, déjà promis au rôle de victimes expiatoires.

Les chants redoublent d’intensité. Chacun s’y met, sans fausse note, à l’unisson. Le stade prend ainsi des allures de salle d’opéra en dolby surround : une musique hypnotique et à l’indomptable puissance qui hérisse le poil, l’alchimie opère, la magie aussi.

La Pologne ouvre rapidement le score (17e) par Lewandowski, l’enceinte chavire. On pense alors que la Grèce va en prendre un wagon. D’autant que l’arbitre prend fait et cause pour les rouge et blanc en expulsant un joueur grec et en oubliant d’accorder un pénalty aux joueurs de Fernando Santos.

Mais au retour des vestiaires, ce n’est plus la même chanson et la Grèce revient au score grâce à Salpingidis (51e), avant d’obtenir un pénalty quelques minutes plus tard. Un tir au but arrêté par Tyton, le gardien remplaçant qui venait d’entrer en jeu après l’expulsion de Szczesny.

Durant les dernières minutes de ce match pauvre et faible techniquement mais au suspense haletant, le public polonais met ses dernières vocalises dans la bataille, en vain : les deux équipes doivent se quitter dos à dos.

Plus tard, dans le centre et dans la vieille ville de Warsaw et malgré le score de parité, les Polonais font la fête comme s’ils avaient gagné, plus que jamais acoquinés à tout liquide sirupeux, surtout s’il dépasse les 50°. Ça se tient : leur Pologne ne s’est pas imposée sur le terrain mais eux ont remporté avec brio le match du 12e homme.

Une jolie leçon de soutien indéfectible, et d’amitié donnée à l’Europe et au monde. Et à la poignée d’abrutis ultranationalistes qui se revendiquent à tort supporters polonais. Bienvenue en Pologne, bienvenue à l’Euro.

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