Ben Arfa, Menez, Benzema et Nasri : ils ont raté l’Euro 2012

PAR La méduse, le 25/06/2012 à 07:36

Ben Arfa, Menez, Benzema et Nasri : ils ont raté lEuro 2012

Retour précoce pour les Bleus en cet Euro 2012… La France est sortie par la petite porte ce samedi face à l’Espagne, pourtant loin de son meilleur niveau. Comme dans toutes les grandes démocraties, qu’elles soient Russes ou Nord-Coréennes, il faut des coupables à tout échec. Nous avons donc décidé d’accuser le carré magique de la génération 87, à savoir Hatem Ben Arfa, Jérémy Ménez, Samir Nasri et Karim Benzema. Trop facile ? Et alors ? Est-ce-que Staline s’embourbait dans des procès compliqués ?

Reconnaissons d’entrée de jeu que ce papier est celui de la mauvaise foi et de l’accusation facile. Mais comment ne pas être déçu du triste spectacle auquel nous avons assisté ? Attendue au tournant, la génération dorée a loupé son premier examen de passage. Sur le playground, on se frottait déjà les mains des caramels à la pelle d’un Benzema superstar, des contres favorables à profusion d’un Jérémy Ménez pas loin du niveau Fuoriclasse ou encore des dribbles fous d’Hatem Ben Arfa en mode Fifa Street. Nous n’avions en revanche que très peu d’espoir pour Samir Nasri tant l’arnaque était vue et entendue depuis longtemps. Finalement, rien de tout ça n’est arrivé et le sourire de base a laissé place à la mine réjouie de Steven Seagal sur l’affiche de « Terrain miné« . Revenons sur les cas individuels pour se faire une idée plus précise du désastre.

Le premier accusé est bien évidemment le buteur du Real, Karim Benzema. Après son année à Madrid, celle du renouveau et de la confirmation, la « Benz » devait emmener les Bleus vers les sommets, ou au moins vers les cages adverses. Les choses ne se sont passées comme on l’aurait voulu. Malgré ses deux passes décisives contre l’Ukraine, Benzegoal n’a pas marqué et s’est même mué en Nico39, celui de Mexique – France en 2010, en dézonant à tout-va. A sa décharge, il a été le seul avec Ribéry à réellement porter le danger devant. Ça reste bien évidemment maigre pour un joueur de ce calibre et de cette classe. Même s’il semble s’en contenter.

Jérémy Ménez avait lui aussi une belle carte à jouer durant cet Euro. Sur son trône depuis l’arrivée d’Ancelotti au PSG, le prince du 9-4 aurait pu être la révélation française et faire taire par la même occasion ceux qui l’accusaient, sans raisons réelles, d’être un joueur perso. A l’issue du match contre l’Ukraine où il marque après avoir vendangé comme il faut, on se disait que les Bleus avaient trouvé la solution pour le couloir droit de l’attaque. Laurent Blanc ne semblait pas sur la même longueur d’onde et a décidé de renvoyer le furet dans son terrier au bord de la pelouse contre la Suède et l’Espagne. Il trouve quand même le moyen de se choper deux cartons un moins 100 minutes de jeu. Pas si mal finalement.

Alors que les deux premiers zouaves n’ont réalisé qu’un Euro décevant, Hatem Ben Arfa et Samir Nasri sont allés plus loin pour tutoyer le ridicule. Le premier, réclamé par tout un peuple, n’a pas su saisir l’opportunité donnée par Laurent Blanc quand il a été titularisé contre la Suède. Jamais dans le sens du jeu, Ben Arfa a fait n’importe quoi face aux Vikings. Au programme, abus de dribbles, nonchalance et frappes des 30m à tire-larigot. En bonus, HBA s’est offert le luxe passer un coup de fil dans le vestiaire après la défaite des Bleus avant, évidemment, de faire le malin face à Laurent Blanc. Sale gosse. Samir Nasri n’a pas eu besoin de l’intimité du vestiaire pour dépasser les bornes. Dès le premier match, le minot marque un but trompe-l’oeil et adresse un « ferme ta gueule » à un journaliste de l’Equipe. Transparent contre l’Ukraine, le Prince de Tatiana l’est tout autant contre la Suède. Au menu, aucune influence sur le jeu, pas de vista, suffisance de haut niveau et une implication plus que limitée. Par contre, pour envoyer un « fils de pute » au gratte-papier de l’AFP, le Sénateur répond présent. Rappelons toutefois que le scribouillard n’avait pas à demander à Nasri de « se casser ». Ça situe malgré tout la mentalité du garçon.

Au dela d’un niveau de jeu insuffisant pour prétendre à autre chose qu’une place d’honneur que les Bleus n’ont même pas obtenue, la génération 87 a surtout déçu par un comportement plus que limite sur et en dehors des dancefloor. Au final, elle a donné le bâton pour se faire battre à ceux qui prédisaient un Knysna bis, c’est bien ça le plus triste.

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