Euro 2012 : Ribéry, Benzema, projet de jeu et image, les 4 piliers de Laurent Blanc

PAR La méduse, le 19/06/2012 à 16:37

Euro 2012 : Ribéry, Benzema, projet de jeu et image, les 4 piliers de Laurent Blanc

Il était l’évidence, le candidat naturel à la succession de Raymond Domenech. Laurent Blanc était de ce fait très attendu après l’ère controversée du Ray, trop peut-être. Après un Euro 2008 ridicule et une Coupe du Monde 2010 lamentable, il apparaissait comme le sauveur d’une équipe à la dérive. Malgré ce statut, Blanc savait que rien ne lui serait pardonné tant le fossé entre l’équipe de France et son public s’était creusé. Pourtant aujourd’hui, force est de constater que le « Président » a su répondre aux attentes d’un pays qui n’en pouvait plus depuis six ans de voir ses joueurs briller sous le maillot national. Retour sur une mutation expresse, en 4 points :

1) Francky II, la revanche

Gérer l’après-Knysna n’était pas donné à tout le monde, surtout quand la politique s’en est mêléeFrancky II, la revanche. A écouter certains responsables en poste aux moment des faits, aucun des 23 présents en Afrique du Sud n’aurait dû rejouer en équipe de France. Evidemment, en homme sensé, Laurent Blanc n’en a fait qu’à sa tête et a su dire « merde » à ses sélectionneurs en costume ou en tailleur Dior. Symbole de cette rébellion de Blanc, le retour en force d’un des leaders grévistes, Franck Ribéry. Impressionnant en Bundesliga, le Boulonnais n’avait jamais su retrouver ses marques en Bleu depuis qu’il son explosion en 2006. De chouchou du public, Scarface était passé au statut de véritable paria, symbole d’une génération de footballeurs riches dont le niveau intellectuel serait parfois limité. Mais ce qui intéresse le Président, ce n’est pas le Q.I de Francky ou son humour douteux, ce sont ses pieds et ce qu’il est capable d’en faire. Blanc joue le rôle de tuteur et renoue le contact avec le Bavarois. Il se rend même à Munich pour discuter avec « Kaizer » Franck. La suite, on la connaît. Ribéry n’a pas toujours brillé avec Blanc c’est sûr, mais il reste sur une bonne dynamique depuis un an où il est aligné à gauche, son poste. Pendant les matchs amicaux, on a même revu le Ribéry flamboyant que tout le monde aimait. Le suivi semble donc porter ses fruits.

2) Laurent Blanc + José Mourinho = le nouveau Benzema

Autre joueur qui a bénéficié de l’arrivée de Blanc pour se refaire la cerise en Bleu : Karim Benzema. En l’écartant du groupe pour la World Cup 2010, Raymond Domenech a sûrement rendu le meilleur service possible au buteur du Real. C’est pourtant sans hésitation que Laurent Blanc en fait l’un, si ce n’est le pilier de son équipe de France. Indéboulonnable depuis l’arrivée du sélectionneur, Benzema a énormément progressé depuis un an et demi, même si l’apport de José Mourinho n’est pas à négliger. Avec l’aide du Portugais, Blanc a su bonifier l’ancien Lyonnais jusqu’à en faire l’un des joueurs sur qui l’on peut compter dans les matchs importants. Résultat, la « Benz » s’est imposée à Madrid alors que beaucoup lui prédisaient un destin à la Nicolas Anelka.

3) Le salut par le jeu

En plus d’avoir permis aux Bleus de disposer d’un attaquant de classe internationale et dans l’air du temps, Laurent Blanc a donné à l’équipe de France une identité de jeu. Le « Président » a réussi à mettre en place une équipe à la croisée des chemins entre l’Espagne et l’Allemagne. Au programme, une sentinelle devant la défense et deux relayeurs qui ne sont pas les derniers pour aller distribuer des caviars et envoyer des cacahuètes. Les plus exigeants reprocheront à Blanc de ne pas oser jouer à deux pointes, mais qui le fait ? Certainement pas l’Espagne. La hype du moment s’est même offert un plaisir en jouant avec Cesc en numéro 9. Encore moins l’Allemagne qui se contente de son armoire bavaroise, Mario Gomez. Avec Benzema accompagné de Ménez et Ribéry, soutenu par Nasri et Cabaye, avouons-le, on a vu pire.

4) La fin des sales gosses (enfin presque)

Cette ligne de conduite imposée par Blanc lui a offert certaines garanties. La meilleure preuve reste les 23 matchs sans connaître la défaite, série en cours. Qui peut se targuer d’avoir fait mieux, si ce n’est Aimé Jacquet entre 94 et 96 avec ses 30 matchs sans perdre ? En plus d’une qualification pour l’Euro, certes pas bien brillante mais somme toute assez tranquillement acquise, les Bleus ont donné la leçon au Brésil, à l’Angleterre et au soi-disant modèle allemand. Pas mal pour une équipe de tocards. L’un des plus gros succès de Blanc, outre les résultats parlant pour lui, c’est l’image dont jouit l’équipe de France actuellement. Le « Président » a su remettre un peu d’ordre, d’humilité et de respect dans une équipe dans laquelle tout allait de travers sans réel leader sur et en dehors du terrain. Par son aura, son palmarès et son discours simple, Laurent Blanc a su faire passer son message auprès des joueurs, mais également vis-à-vis d’un public réticent à accorder sa confiance à un groupe qui lui a fait honte. 

Au final, on se rend bien compte que Laurent Blanc a déjà accompli pas mal de miracles et le match de ce soir devrait permettre au sélectionneur de mettre encore plus en évidence les progrès de l’équipe sous sa tutelle. La vraie question que l’on se pose maintenant : à quand « Laurent le grand frère sur TF1 ? »

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