Ronaldo, Nasri et Robben : la fin des égoïstes

PAR La méduse, le 14/06/2012 à 16:31

Ronaldo, Nasri et Robben : la fin des égoïstes

Depuis le début de l’Euro polonais, difficile de voir des stars briller. Oui, Mario Gomez a bien marqué, mais on s’y attendait. Évidemment Iniesta a aussi éclairé le jeu espagnol de ses passes limpides dans les petits espaces. Bien-sûr, Andrei Shevshenko y est allé de son doublé alors qu’on l’annonçait mort depuis son départ de Milan. On pourrait également citer Andrei Archavine qui semble retrouver ses sensations perdues du côté d’Arsenal, ou encore Andrea Pirlo, le maître à jouer d’une Italie retrouvée. Pour le reste, admettons-le, difficile de trouver un réel patron pour cet Euro plus ouvert que jamais.

Prenons l’exemple de Cristiano Ronaldo, le joueur le plus cher de la planète. Capitaine de la Selecção, on imaginait le Portugais accomplir ce que Leo Messi rate, à savoir mener sa sélection vers les sommets, ou du moins marquer les matchs de son empreinte. Avec 46 pions en Liga, le Portugais était forcément attendu, même dans le groupe de la mort, une poule « à sa mesure » serait-on tenté de dire. Pourtant, c’est la déception, le Portugais n’est pas décisif. A la limite, tous les grands joueurs peuvent passer à côté d’un match. Ici, le problème est tout-autre. CR7 et son melon ne semblent pas faire réellement partie de cette équipe. Pire, il ne semble pas vouloir jouer dans une équipe, sauf si son maillot est blanc et que l’entraîneur se nomme José Mourinho. Pour preuve, après ses deux ratés indignes d’un joueur se réclamant meilleur que le prodige argentin, l’esthète a boudé et tiré la tronche tout le reste de la rencontre alors que son pays jouait sa peau. Pour un capitaine, ce n’est quand même pas terrible. Symbole de cet égoïsme, Ronaldo a préféré s’isoler et ne pas fêter le but libérateur de Varela, déçu de ne pas être le sauveur et le héros d’un pays comme il peut l’être au Real.

Evidemment, Cristiano Ronaldo n’est pas le seul dans ce cas de figure. Comment ne pas évoquer le Neerlandais du Bayern, Arjen Robben ? Soliste reconnu, le Bavarois sort d’une saison compliquée qui l’a vu se cogner avec Ribéry et perdre trois trophées au dernier moment. Comme en finale de Coupe du Monde lorsqu’il se présente seul face à Casillas pour l’ouverture du score, Robben est encore passé à côté de sa statue, en finale de C1 cette fois, et pas pour une histoire de pénalty loupé. Platini en a manqué, contre le Brésil en 86; Messi en a loupé, en demi-finale de C1; même Raynald Pédros, c’est dire. En fait, c’est plutôt pour son égoïsme que le Batave déçoit à chaque grand rendez-vous, comme si lui et personne d’autre ne serait en droit de faire la différence. C’est sans doute pour cette raison que le Dany Boon local abuse du dribble intérieur pour tenter une frappe aussi mal enroulée qu’imprécise. Ça marchait en 2010, plus en 2012, il est temps de se mettre à l’heure. Evidemment, quand il est remplacé par son coach, il fait tout pour éviter de lui serrer la main en sortant de l’autre côté du terrain (comme face à l’Allemagne) et ne se prive pas de dézinguer son équipe à tout-va le lendemain dans la presse. Tellement prévisible.

Il serait trop facile de se cantonner à Robben et Ronaldo pour parler des joueurs ayant le melon. Samir Nasri peut également faire de ce trio de tête en ce début d’Euro. Jamais transcendant et rarement décisif, le « petit-prince » de Marseille se l’est joué « bad-boy » en demandant aux journalistes de l’Equipe de bien vouloir « fermer leurs bouches« . Il faut dire que le canard avait eu le tort de pointer ses matchs sans relief depuis trop longtemps, tout en soulignant sa saison plus que moyenne à Manchester City. Bizarrement, face aux virulents tabloïds anglais, le lascar fait moins le malin. D’ailleurs, le journal a été fair-play en ne titrant pas que l’ancien Marseillais risquait de se faire chiper sa place par Stéphane Sességnon…  Autant les deux premiers joueurs cités peuvent avoir des raisons d’avoir le melon, ils ont les stats, les trophées et leurs carrières pour eux, mais pour Nasri, comment dire, ce n’est pas vraiment le cas. Dans une équipe de France en quête de renouveau, d’unité et d’exemplarité, l’histoire retiendra que le premier but des Bleus a été teinté d’un égoïsme des plus ridicules. Ce n’est pas l’équipe de France qui a marqué contre l’Angleterre, c’est Samir Nasri qui a scoré contre les scribouillards de l’Equipe. Le pire dans tout ça, c’est qu’après son caramel contre les Anglais, il est désormais intouchable.

Ah ces melons, décidément tous les mêmes, et le pire, c’est que personne ne les remet à leur place…

A LIRE EGALEMENT SUR MENLY.FR :

Euro 2012 : Cristiano Ronaldo boude pendant le but du Portugal

Euro-Trash : la Russie sanctionnée de six points, la Fédération fait appel

Mercato, rumeurs et transferts : Arsenal prêt à mettre 15 millions pour Giroud

 

 

F Partager sur Facebook T Partager sur Twitter Ajouter un commentaire Envoyer par mail S'abonner au flux rss
AJOUTER UN COMMENTAIRE