France – Suède : des bleus version Real Madrid plutôt que Barça

PAR Lenny Pomerantz, le 19/06/2012 à 12:00

France   Suède : des bleus version Real Madrid plutôt que Barça

Et si les bleus avaient cessé de se fantasmer en clones du Barca ?

Après trois matchs de préparation et deux matchs à l’Euro, l’identité de jeu de l’équipe de France a été clairement identifiée. Une volonté de passer par les côtés, un milieu de terrain solide et technique, une capacité à se porter très vite vers l’avant et un attaquant qui se déplace énormément pour offrir des caviars à ses coéquipiers. Pas encore convaincus que les Bleus ressemblent au Real Madrid ? Ajoutez un gardien de but en guise de capitaine et un replacement défensif quasi-exemplaire et vous aurez la version internationale des champions d’Espagne.

Avant, Laurent Blanc voulait une équipe de France « barcelonesque ». Mais ça c’était avant. Avec un Real Madrid champion d’Espagne, le sélectionneur a revu ses plans et a modifié le schéma tactique des Bleus. Exit le tiki-taka catalan, place à la vitesse et aux talents individuels. Un savant mélange qui réussit plutôt bien puisque les Bleus cartonnent, surtout depuis le réveil de Ribéry.

Kaiser Franck a traversé le Rhin et ça fait beaucoup de bien. Avec sa vitesse balle au pied et sa grande capacité à provoquer, il est devenu en l’espace de cinq matchs la pièce maîtresse du schéma de Laurent Blanc. Tel un Cristiano Ronaldo beaucoup moins beau, il plante des buts, fait des passes presque décisives et a surtout permis aux dégagements ratés d’Adil Rami de se transformer en formidables balles de contre.

Car telle est l’arme la plus dangereuse des Bleus. Après s’être bien regroupé en défense, ils récupèrent très haut le ballon et se projettent vers l’avant à une vitesse que même le haut débit ne supporte pas quand on regarde les matchs en streaming. En moins d’un instant, Diarra a déjà taclé et Cabaye relancé sur ses attaquants tout proches de la surface. Ces phases de jeu ne sont pas sans rappeler celles du Real ou Xabi Alonso harcèle, Ozil récupère et CR7 et Di Maria foncent sur les côtés en prenant de cours les défenses adverses.

Et quand les latéraux sont bien revenus, ceux de l’équipe de France apportent le surnombre. Montant sans cesse, redoublant de passes le long de la ligne, ils permettent à Nasri, Menéz, Ben Arfa ou Ribéry, de faire des gris-gris sur le côté jusqu’à user l’adversaire. Parfois, c’est même Debuchy ou Clichy qui s’amusent avec leurs homolgues, à la manière des ultras-offensifs Arbeloa et Marcelo. Ils font alors la différence et peuvent centrer pour la tête de… Giroud. Sauf qu’à ce moment là le montpelliérain est encore sur le banc et Benzema est aux abords de la surface.

Normal, c’est son rôle de dézonner. Si ont lui en a beaucoup voulu après le match contre l’Angleterre, on a surtout oublié que le madrilène n’est pas un renard des surfaces mais un attaquant  intelligent au service du collectif. Comme quand il joue pour Mourinho, l’ancien Lyonnais rôde autour de la surface pour combiner avec ses ailiers et ses milieux et les servir sur un plateau d’argent. Chose qu’il a parfaitement faite face aux Ukrainiens. Chose qu’il a parfaitement faite face à Malaga, Levante, Osasuna, Valence. De Madrid à Donestk, le numéro 10 de l’équipe de France n’a pas changé d’un iota son jeu qui fait de ses coéquipiers de meilleurs joueurs.

Même Hugo Lloris se transcende au contact de Benz’. S’il n’a pas eu grand chose à faire jusque là, son brassard de capitaine, ses sauvetages futurs contre l’Espagne, et l’admiration qu’il suscite au point de devenir le patron des vestiaires font de lui l’alter-ego d’Iker Casillas. Et la possibilité de voir « Spiderman » soulever le trophée le 1er juillet prochain est de plus en plus crédible.

Car si le Real Madrid a réussi à mettre un terme à l’hégémonie barcelonaise cette année, c’est peut-être que l’équipe de France parviendra à mettre une fin à celle de l’équipe d’Espagne. En attendant de le savoir, « Hala la France ».

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