
Alors que le Festival international de la plaisance de Cannes s’apprête à ouvrir mercredi 8 septembre, les préparatifs s’activent à la Rochelle où le Grand Pavois tiendra sa 38ème édition du 15 au 20 septembre. Les plaisanciers sont attendus pour découvrir les dernières tendances d’un secteur qui sort tout juste de la crise. Le salon nautique international à flot mettra aussi la lumière sur la location de bateaux, plus économique qu’une chambre d’hôtel pour un groupe d’amis, selon Christophe Vieux, Commissaire général du Grand Pavois.
Relaxnews : Avec la crise, l’état d’esprit des consommateurs est aux restrictions budgétaires et à la prudence quant à leurs dépenses. Y aura-t-il un impact sur la fréquentation du Grand Pavois en 2010 ?
Christophe Vieux : C’est une question que nous nous sommes posés cette année. Et nous avons eu davantage cette réflexion en 2009 lorsque le marché de l’industrie nautique traversait une crise importante. Finalement, la fréquentation du Grand Pavois a à peine été impacté, de l’ordre de 1%, ce qui n’est absolument pas significatif. Nous avons accueilli 102.000 visiteurs. Notre barre symbolique s’établit à 100.000 personnes. C’est vrai que l’industrie nautique a beaucoup souffert l’année dernière mais il a finalement bien résisté. Le passionné reste passionné. Même s’il n’effectue pas d’achat, il se rend quand même sur des salons comme le Grand Pavois pour découvrir les dernières tendances, rencontrer les professionnels et profiter des tests en mer. Le salon de La Rochelle dispose d’une véritable carte coeur à jouer.
R : En 2009, la crise avait eu des répercussions sur la surface d’exposition qui s’était vu réduite. Y aura-t-il encore cette année des conséquences ?
C.V : Entre 2008 et 2009, la surface du Grand Pavois a été réduite entre 10% et 12%. En 2010, nous avons rattrapé la moitié. 700 bateaux seront présentés dont 300 à flot et 150 nouveautés.
R : Le contexte économique en 2009 avait repositionné le Grand Pavois comme un salon à voile, ce qu’il était à l’origine. La tendance va-t-elle se poursuivre ou les bateaux à moteur représenteront-ils toujours l’axe majeur de la présentation ?
C.V : Le bateau à moteur reste une valeur sûre du marché et du Grand Pavois. C’est 80% des ventes de bateaux dans le monde. Ce sont des unités qui bénéficient de nombreux atouts : ils sont pratiques et simple d’accès. Ils sont comme une voiture. Vous tournez la clé et vous partez pendant quelques heures en mer. A La Rochelle, ils représentent 58% de l’exposition contre 35% pour la voile et 7% pour les canaux et autres petites embarcations.
R : Le marché de la location de bateaux connaît actuellement un véritable essor. Est-ce une réelle tendance sur laquelle il faut désormais compter ? Est-ce une réponse à la crise ?
C.V : D’une certaine manière, c’est une réponse à la crise. Je pense surtout que c’est une nouvelle tendance qui est en train de se dessiner car les consommateurs se rendent compte de la simplicité de louer un bateau. C’est pratique. Il y a un gain de temps. Et c’est économique. Si vous partez à plusieurs, l’investissement est moins coûteux que d’aller à l’hôtel. La location de bateaux est un véritable marché d’avenir.
R : Ne concerne-t-elle pas un profil de consommateur aisé ?
C.V : Bien sûr, il faut un budget minimum. Ce qui fait la différence, c’est le prix des billets d’avion qui fait monter le budget des vacances, pas le montant de la location de bateau. Par exemple, votre voyage vous coûtera évidemment plus cher si vous choisissez de partir en Polynésie qu’en Bretagne. Il y a deux catégories de locataires. La famille, qui doit avoir effectivement une bourse conséquente, et le groupe d’amis, qui en se regroupant peut bénéficier de tarifs individuels intéressants, moins chers qu’une semaine de ski. Prévoyez entre 700 et 800 euros par personne et par semaine pour la location d’un catamaran d’une quinzaine de mètres, que ce soit à Tahiti, aux Seychelles ou vers d’autres destinations plus proches.
R : Quels sont vos projets pour les prochaines éditions du Grand Pavois ?
C.V : Nous tenons d’abord à développer l’espace glisse. C’est une porte d’entrée pour aborder les jeunes et leur faire découvrir le monde maritime. Et puis nous allons reprendre notre projet démarré avant la crise, celui de créer un deuxième site, un espace à part entière pour les unités plus importantes. A l’horizon 2012, l’idée pourrait voir le jour à l’occasion des 40 ans du Grand Pavois. Ce serait un bel anniversaire !









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