Antoine Kombouaré viré du PSG : « Je savais que la fin était inéluctable »

Le 20 jan 2012

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L'Auteur

kombouaréAprès un mois de silence total, Antoine Kombouaré parle enfin.

Il a accordé au journal L’Equipe de ce vendredi une interview dans laquelle il revient sur ses six derniers mois au PSG, son éviction le 22 décembre dernier après une victoire 1 – 0 contre Saint-Etienne et une première place à la clé.

Son premier sentiment oscille entre « déception » de ne pas avoir été au bout de l’aventure et « soulagement » après six mois d’une pression absolument incroyable sur ses épaules de la part de Leonardo et de la presse : « J’ai senti, pendant les six mois, que je pouvais sauter à tout moment ».

Antoine Kombouaré explique aussi qu’il s’attendait à être mis à l’écart après son match contre Saint-Etienne : « Le matin du match, j’ai réuni mon staff et je leur ai dit qu’il y avait neuf risques sur dix que ça s’arrête quelle que soit l’issue du match ».

Antoine Kombouaré joue carte sur table concernant ses relations avec Leonardo : « Je savais qu’il allait rencontrer des entraîneurs, que ça faisait partie de sa façon de travailler. Donc, à tout moment, je savais que ça pouvait être la fin… Avant et après Bordeaux (le 6 novembre, 1-1). Là, je lui ai dit : Maintenant, si tu veux me virer, OK, tu mènes ta vie et moi la mienne. On s’est dit les choses et après, pour moi, c’était fini, je n’ai pas fait la gueule. Je ne me sens pas trahi. Tu es trahi par la famille, par un ami. Là, on est dans une relation de travail où je savais dès le départ à quoi m’en tenir. Je ne suis pas amer ».

L’ancien entraineur de Valenciennes affirme dans cette interview qu’il n’a pas perdu la main sur le vestiaire. Et ce malgré les critiques et les rumeurs : « Le résultat est que l’équipe a fini première des matchs aller. J’entendais que les joueurs ne se replaçaient pas, on a fini meilleure défense ! Tout cela ne m’a jamais fragilisé vis-à-vis de mes joueurs. Quand j’avais des choses à leur dire, je ne me suis pas gêné ».

Idem pour son remplacement par Carlo Ancelotti. Antoine Kombouaré ne se sent pas « inférieur » à lui mais a du mal à accepter. On ne peut que le comprendre : « J’aurais été vexé d’être remplacé par Makelele, par exemple. Mais là, je suis remplacé par Ancelotti. Attention, je ne dis pas que je suis moins bon qu’Ancelotti, mais je peux comprendre« .

Le technicien kanak se projette déjà sur son avenir et affiche ses ambitions. Il veut retrouver un banc de touche dès la saison prochaine dans un club ambitieux capable de gagner des titres : « J’ai franchi un palier exceptionnel qui me permet de sortir par la grande porte. J’ai gagné en notoriété. Je suis gagnant… J’ai pu démontrer, aux yeux de tous ceux qui avaient des doutes, ma capacité à vivre sous pression, à gérer des stars, une équipe, à la faire gagner et à ne pas sortir de mes gonds. Je crois que je peux désormais prétendre à des clubs de très haut niveau, en France comme à l’étranger. J’ai fait mes preuves ».

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