PSG : Debuchy, Nene, Ancelotti, Ibrahimovic… Leonardo fait le point

PAR La méduse, le 23/08/2012 à 11:56

PSG : Debuchy, Nene, Ancelotti, Ibrahimovic... Leonardo fait le point

L’entrée en matière décevante des Parisiens a fini par sortir le roi Leo de sa réserve. Depuis l’arrivée en grande pompe de la rockstar Zlatan, le Brésilien se faisait discret, trop sûrement. Leonardo a donc profité d’un long entretien accordé au journal l’Equipe pour revenir sur le début de saison mitigé du PSG et faire le point sur le mercato du club de la capitale.

1. Le début de saison décevant

Avec deux points dans la besace, on ne peut pas dire que les « Galactiques » aient pleinement réussi leur rentrée en Ligue 1. Pourtant, à en croire Léo, ce début de saison en demi-teinte était prévisible : « Le titre de champion ne dépend pas de ces deux matchs. C’est notre parcours qui va dire ce que cette équipe peut devenir, et là je ne suis pas inquiet. En France, on est peut-être la seule équipe qui a presque complètement changé son onze de départ. » On y croirait presque si on ne savait pas qu’il n’y avait que trois nouveaux joueurs alignés contre Lorient (Lavezzi, Verratti et le quidam suédois) et que seul Lavezzi était sur le dancefloor contre Ajaccio,  »un match bizarre où tous les joueurs étaient dans un état d’esprit moyen. »

Face aux nombreuses critiques, souvent injustes, sur le manque de jeu depuis l’arrivée de Carlo Ancelotti, Leonardo tient à recadrer gentiment tout le monde : « Le beau jeu, aujourd’hui, passe après le résultat. Qui joue bien, à part Barcelone ? Il y a, dans cette ville, une culture de l’esthétisme. C’est ma culture aussi, et celle de Carlo. Mais bon, le beau jeu ne se juge qu’avec le temps, au moins sur deux saisons. Pas dès dimanche contre Bordeaux. »

2. La nouvelle ligne de conduite du PSG

Léo a beau ressembler au gendre idéal, il n’en reste pas moins un homme exigeant qui n’hésite pas à dégainer si le besoin s’en fait ressentir : Un joueur du PSG doit refuser même l’idée d’un match nul. Cette équipe doit aborder chaque match pour le gagner. L’obligation de victoires doit devenir notre ADN. Il y a des investissements, un projet, on est là pour gagner, pas pour rigoler ou pour les photos. Si un joueur du PSG aujourd’hui n’a pas conscience du projet qui se met en place, il ne restera pas ici. Je ne suis pas là pour être aimé par les joueurs. Je travaille pour le club.«  Evidemment, il en profite pour égratigner encore un peu plus le football français : « En France, on ne pense même plus avoir une équipe capable d’atteindre la finale de la Ligue des champions, la preuve, la dernière journée de L 1 se trouve le lendemain de la finale de la C 1… C’est culturel. Que le troisième de L 1 doive passer un barrage pour aller en Ligue des champions, c’est une catastrophe pour la France. Il y a une remontée mais le système français doit s’ouvrir un peu. Il est trop renfermé. » On ne sait pas ce qu’en pense Frédo Thiriez et s’il appréciera.

3. Thiago Silva et Ibrahimovic

Preuve de la déconnexion parisienne avec le reste de la Ligue 1, l’arrivée de la paire milanaise qui a fait grincer beaucoup de dents, qu’elles soient ministérielles ou populaires. Malgré les critiques, le dirlo brésilien est loin de tout ça et justifie les montants tantôt qualifiés d’astronomiques et d’immoraux : « Avoir recruté ces deux joueurs change beaucoup de choses pour nous. Ils donnent une envergure supplémentaire à l’équipe. Des joueurs de leur dimension, que veulent-ils ? Un bon contrat, c’est normal. Et gagner des titres. Ils sont là pour ça. Prenons Ibra, déjà. On peut me parler de Messi et de Cristiano Ronaldo, mais ce ne sont pas des attaquants comme lui. Il mesure 1,96 m pour presque 100 kg, il est rapide, agile et, avec sa technique, c’est le meilleur au monde dans un registre d’avant-centre pur. Ronaldo et Messi sont plus des deuxièmes attaquants. Quant à Thiago Silva, c’est le meilleur à son poste. En gros, le talent a un coût qui dérange en France alors que ces mêmes personnes sont sûrement les premières à s’enthousiasmer devant la Premier League et le clásico espagnol…

4. L’arrivée d’un latéral droit

Milan Bisevac et Marcos Céarà partis, le PSG s’est mis à la recherche d’un latéral droit capable de suppléer correctement Christophe Jallet. Un temps annoncé, Anthony Réveillère ne rejoindra finalement pas la capitale, la faute à un vilain genou détecté lors de la visite médicale. Un échec qui n’avait pas été apprécié par les Lyonnais : Notre médecin (Éric Rolland) a considéré qu’il y avait un risque de blessure. Alors, on a fait ce choix. Leurs critiques ne m’ont pas plu non plus parce qu’elles n’ont pas de sens. « Leo les bons mots » a d’ailleurs tenu à remettre Jean-Michel Aulas à sa place : « Il est médecin ? À ma connaissance, non. Alors, je n’entre pas dans ces considérations médicales. J’ai toute confiance en notre médecin. Lyon voulait vraiment Bisevac, Aulas m’a appelé mille fois pour ça et le joueur a voulu partir. » Aulas en position de mendiant, on demande à voir.

L’échec des négociations officialisé, il n’en fallait pas plus pour voir ressurgir toute sorte de rumeurs. La dernière en date, Mathieu Debuchy, ne semble pas émouvoir plus que cela le Brésilien : « Il est en équipe de France, comme Jallet. Avoir les deux, ce serait peut-être un peu beaucoup. Debuchy est un très bon joueur. Son agent est le même que celui de Bodmer. Donc, on peut dire qu’on a déjà parlé de lui. Mais on ne lui a jamais adressé d’offre. Pour ce poste d’arrière droit, si on trouve en France, c’est mieux. Sinon, on regardera à l’étranger. Après tout, on a acheté certains joueurs à l’étranger pour moins cher que ce que nous auraient demandé des clubs de L 1. » 

5. La situation de Nene

A moins de 15 jours de la cloture du mercato, les chances pour Nene de quitter le PSG s’amenuisent. Le capricieux ne sera pas retenu par sa direction si une offre satisfaisante se présentait : « C’est un grand joueur mais sa situation contractuelle n’est pas cruciale. Il n’est pas le seul auquel il reste seulement un an de contrat (Hoarau, Camara). C’est lui qui a réfléchi à un départ. On a donc discuté et étudié des possibilités mais on n’a jamais reçu d’offres conformes à son niveau. Jusqu’à présent, il n’y a rien eu de concret. Mais la situation est très claire. Il n’y a aucun problème s’il veut partir. Mais s’il reste, on est contents. Quand il est sur le terrain, il fait son boulot. » L’art de brosser le joueur dans le sens du poil tout en faisant comprendre que ce n’est pas lui qui décide, pas fou Leo.

En fait, Leonardo est un DRH en costume Armani, payé pour jouer à Football Manager tout en donnant des conférences dans l’Equipe afin expliquer comment le football doit fonctionner. Un beau métier en somme. Quelqu’un a des nouvelles de Michel Moulin sinon ?

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