Grollande Hebdo n°20 : Sarkozy, école, Afrique… Rien ne va plus pour François Hollande

PAR Romain Renner, le 13/10/2012 à 15:26

Retrouvez chaque semaine le meilleur du pire de la présidence Hollande… 

Politique fiction – Les Français, qui se font confisquer leurs pains au chocolat, préfèrent Nicolas Sarkozy et n’aiment pas Jean-Marc Ayrault. Pendant ce temps, le maire de Londres dénonce la « tyrannie » socialiste et Giscard prévoit la dissolution. Oui, il faut un moral d’acier pour rester président malgré tout.

Samedi 6 / Dimanche 7 octobre 2012 : le pain au choc’

Ce week-end est marqué par les déclarations de Jean-François Copé. Le secrétaire général de l’UMP n’a pas peur de la polémique et fustige les musulmans voleurs de pains au chocolat en période de ramadan. Derrière son écran, François Hollande est révolté. Sa compagne également :

« Quelle déclaration indigne d’un dirigeant politique !
– Non, Valoche. Il a raison ! C’est horrible de se faire piquer son pain au chocolat
– …
– Moi, ça m’est arrivé
– Quelqu’un t’a confisqué ton pain au chocolat parce que c’était ramadan !?
– Non, parce qu’il avait faim
– Qui a osé te faire ça, mon choubidou ?
– Mon oncle… »

Mais Valérie Trierweiler a des soucis bien plus importants que les états d’âme de son compagnon. Audrey Pulvar, elle aussi régulièrement placée sous le feu des critiques, s’en prend à la première dame par voie de presse. Cette dernière décide d’adresser une missive fielleuse à la journaliste :

« Chère madame Pulvar,
Sachez que vos critiques n’atteignent pas la blanche colombe que je suis, que Les Inrocks étaient de bien meilleure qualité avant votre arrivée et que je ne regarderai jamais votre émission sur D8. Laissez-moi vous prévenir que vous ne mettrez jamais les pieds à l’Elysée.
Sans cordialité,
Valérie Trierweiler, Première dame de France»
Un courrier auquel Audrey Pulvar ne manquera pas de répondre :

« Chère Première dame de France,
Vous me voyez bien attristée d’apprendre que vous ne lisez pas mon magazine, plus branché que le votre, et que vous ne regarderez pas mon émission, diffusée sur une chaîne qui n’a pas voulu de vous comme présentatrice. Sachez cependant que je vous inviterai avec joie à l’Elysée lorsque mon homme aura pris la place du votre.
Cordialement,
Audrey »
Seul un mauvais sondage pouvait offrir un dénouement digne de ce mauvais week-end. Le Président apprend avec stupeur que les Français lui préfèrent Nicolas Sakozy. François Hollande commente la situation de son ton le plus grave : « Bibiche, c’est la fin des z’haricots ».

Lundi 8 octobre 2012 : Cassez !

Comme si cela ne suffisait pas, la semaine démarre par un autre sondage catastrophique. Celui-ci fait état d’une cote de popularité passant sous la barre des 50%. « On sans fou ! Mitérend dizé ke gouverné c t ètre impopulère ! Ou 1 truk dent le jenre ! LOL », lui envoie Jean-Marc Ayrault. Ignorant le message, François Hollande commence à feuilleter les cv des potentiels premier-ministrables. Manuel Valls a envoyé six fois son curriculum.

Une bonne nouvelle vient égayer la journée de François Hollande. Martine Aubry est convoquée par un juge d’instruction dans une affaire d’amiante. Une mise en examen est même évoquée. Le Président se permet même une petite plaisanterie, envoyant un mail à celle qui lui avait succédé à la tête du PS : « J’ai toujours dit que tu étais une bonne amiante ! »

De son côté, Valérie Trierweiler a décidé de se donner une image plus politique. Ainsi décide-t-elle de soutenir publiquement Florence Cassez, toujours détenue au Mexique. La première dame a expédié, il y a quelques jours, un colis rempli de livres, de produits de beauté et de chocolats à la prisonnière. La jeune française ne tarde pas à remercier la compagne du président de la République par lettre :
« Les gardes ont mangé le chocolat, les produits de beauté et les livres (sic). Je vous remercie néanmoins pour cette charmante attention.
Florence

PS : si vous pouviez me faire sortir, j’apprécierais d’autant plus ! »

Mardi 9 octobre 2012 : copie blanche

François Hollande se rend aujourd’hui à la Sorbonne pour y présenter son projet de « refondation » de l’école. Tout excité à l’idée de retourner dans une école, le Président se fait beau, sous le regard de sa compagne :

« Dis donc grand malin, tu te mets pas sur ton 31 juste pour impressionner les minettes quand même ?
– Meuh non quelle idée
– Non parce que je me disais qu’à la Sorbonne il y a beaucoup de jeunes étudiantes…
– Ah bon ? ‘Savais pas
– Mouais. Fais gaffe, j’t'ai à l’œil !
– Mais tu me dis ça toutes les semaines ! Même quand je parle à une grand-mère sur un marché !
– Ah t’y penses encore à cette traînée, je le savais ! Pas la peine de mettre du parfum, tu sens déjà le mari adultérin
– Mais mimine… »

Mais minime a déjà quitté la pièce en claquant la porte. Deux fois, pour être bien comprise.

Dans le même temps, le maire de Londres critique la politique fiscale de François Hollande et parle de la « tyrannie » instaurée par le pouvoir en place. Sans attendre, notre Président prend la plume pour adresser une réponse à Boris Johnson. « Quand on a une tête de Russe, on la ramène pas », écrit-il dans un premier temps avant de se raviser. « On sait jamais, Daniel Craig pourrait mal le prendre », analyse-t-il. Après une longue hésitation, le président de la République ne répond finalement pas. « Je suis président, je n’ai pas à m’abaisser à de telles choses… Et puis j’ai une petite panne de répartie là ».

Mercredi 10 octobre 2012 : les meufs de François

La presse n’est décidément pas tendre avec le Président. L’Express fait sa Une avec « Ces femmes qui lui gâchent la vie ». Angela Merkel, Martine Aubry, Cécile Duflot, Ségolène Royal et Valérie Trierweiler sont ainsi pointées du doigt par l’hebdomadaire. Cette dernière vient d’ailleurs demander des comptes à son compagnon :

« Je te gâche la vie, moi !?
– Disons que tu ne me la facilites pas toujours, mon amour »
L’atmosphère se détend toutefois rapidement. Attaqué pour plagiat de Louis Aragon, Arnaud Montebourg offre au couple présidentiel un beau fou-rire. « On ne parle jamais assez des dangers de la lecture », s’amuse François Hollande. « Je vais le tweeter », lui répond Valérie Trierweiler. Ni une, ni deux, le Président se jette sur sa compagne et lui arrache son smartphone des mains : « Ne me gâche pas la vie ».

Jeudi 11 octobre 2012 : Raoult d’honneur

Ce jeudi pourrait être nommé « journée du couple ». D’abord parce que Ségolène Royal trouve le moyen de faire enrager Valérie Trierweiler en qualifiant le couple qu’elle formait avec François Hollande de « mythique ». « Tu n’as qu’à aller sur Meetic pour te trouver quelqu’un avec qui former un nouveau couple mythique ! », lui envoie la Première dame par sms. La réponse ne se fait pas attendre : « Ne t’inquiète pas, ton utilisation de Twitter est devenue mythique elle aussi ».


Le couple est également à l’honneur dans l’affaire Raoult. Le député UMP explique que « dire à sa femme qu’elle s’habille comme une salope, ce n’est pas de la violence conjugale ». Tenté de faire l’expérience, François Hollande se ravise. « Valoche a l’air déjà suffisamment énervée », se dit-il à juste raison.


Valéry Giscard d’Estaing récolte quant à lui du prix Nostradamus de la journée. L’ancien président de la République prévoit une dissolution de l’Assemblée nationale d’ici la fin du quinquennat tant l’impopularité de l’exécutif lui semble rédhibitoire. Sentant que son compagnon corrézien a besoin de soutien, Jacques Chirac appelle François Hollande pour le rassurer : « Ne t’inquiète pas, Giscard dit juste ça pour m’emmerder. Et puis, dans le pire des cas, une cohabitation n’empêche pas la réélection ! »

Vendredi 12 octobre 2012 : Saga Africa

Alors qu’il n’a aucune nouvelle de Nicolas Sarkozy, trop occupé par sa conférence new-yorkaise, François Hollande a la mauvaise surprise de lire les critiques de son prédécesseur dans la presse. « T’es pas sympa Nico. Tu sais bien que les temps sont durs ! », lui texte le Président. « Déconne pas FanFan, ta présidence est une cata. Il est temps que les choses changent ! » François Hollande est médusé derrière l’écran de son téléphone. Son copain Nicolas est-il en train de le trahir en vue de la prochaine présidentielle ?

C’est donc inquiet et stressé que François Hollande prend l’avion en direction de Dakar. Cette tournée africaine commence bien mal…

L’amitié Hollande/Sarkozy est-elle menacée par un éventuel retour de l’ancien maire de Neuilly en politique ? Arnaud Montebourg aurait-il été traîné devant les tribunaux s’il avait plagié Oui-Oui ? La France est-elle une tyrannie ? Vos questions, nos réponses dans le prochain numéro de Grollande Hebdo !

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- Grollande Hebdo n°17 (numéros précédents en liens dans cet article)

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