Cette semaine encore, Hollande et son équipe n’ont pas manqué de nous surprendre. Avec Grollande Hebdo, revivez les moments les plus marquants…
Politique fiction – C’est comme si tout avait fonctionné de travers cette semaine. François Hollande a adopté le ton sarkozyste pendant que Manuel Valls – soutenu par Serge Dassault – nous rappelait au bon souvenir de Michel Rocard. Jean-François Copé a adressé ses vœux à Harlem Désir et la gauche a mis fin à plusieurs projets culturels. Comme dirait la reine Elizabeth II : « What the Hell is going on ?«
Samedi 8 / Dimanche 9 septembre 2012 : Help !
Pas de repos pour les braves. François Hollande, excité comme une puce, prépare son intervention au journal de télévisé de TF1, dimanche soir. Face à cet agenda surchargé, ses équipes lui ont prévu une remise de Légion d’honneur à l’une des légendes vivantes de la musique : Paul McCartney. Las, le Président semble plus à l’aise en football qu’en chanson. « Monsieur McCartney, c’est avec une immense joie que je m’en vais vous remettre la Légion d’honneur. Je suis un grand fan des Beatles. Angie, Brown Sugar, Start me up… Que de tubes ! » Loin de s’offusquer, le garçon dans le vent réplique : « Merci. J’aime beaucoup ce que fait votre épouse également. C’est quelqu’un qui m’a dit est l’une de mes chansons françaises préférées ». Et toc !
Le temps de la grande épreuve télévisuelle est venu. Le Président annonce qu’il compte relever la France en deux ans. A peine sorti du plateau de la première chaîne, François Hollande doit calmer sa compagne. Valérie Trierweiler souhaite en effet tweeter « Le changement, c’est dans deux ans ! » L’ancien maire de Tulle sent venir le mauvais coup de pub.
Lundi 10 septembre 2012 : Manuel Valls pris Dassault
La Une de Libération est, bien entendu, le grand sujet du jour. Un coup de pub que désapprouve la compagne du Président. « Ils auraient mieux fait de tourner sept fois leurs pouces avant de lancer l’impression », estime-t-elle. Mais François Hollande a d’autres préoccupations. Les chiffres Médiamétrie de son passage à TF1 sont tombés et ne sont pas bons. Ce que Nicolas Sarkozy ne manque pas de lui rappeler. « Hey amigo, j’ai comme l’impression que tes audiences ne décollent pas ! Moi je faisais mieux à l’époque. J’dis ça, j’dis rien », lui écrit-il. Vexé, François Hollande ne répond pas.
Dans le même temps, Manuel Valls reçoit l’appui inattendu de Serge Dassault – industriel et propriétaire du Figaro – qui le félicite de la politique qu’il mène envers les Roms. C’est désormais officiel : le candidat de l’UMP en 2017 sera l’actuel ministre de l’Intérieur. Il ne peut en être autrement.
Absent de la scène politico-médiatique, Jacques Chirac décide de se manifester. L’arrêt des projets culturels lancés sous Mitterrand (Frédéric) le dérange-t-il ? Pas le moins du monde. Mais l’hypothèse d’une hausse de la taxe sur la bière inquiète l’ancien président. « François, si tu augmentes la taxe sur la binouze, je quitte le pays », prévient-il sans détour. Chacun ses raisons de s’exiler.
Mardi 11 septembre 2012 : plus près de toi, Ségo
La journée de mardi est inhabituellement calme. Pendant que Manuel Valls se prend pour Michel Rocard (« La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde »), François Hollande en profite pour faire venir les coiffeurs et stylistes de l’Elysée à son bureau. « Je veux une coupe élégante mais sobre ainsi qu’un costume tendance mais grave stylé », demande-t-il expressément. Intriguée par la scène, Valérie Trierweiler a une révélation :
« Dis-moi François, c’est pas demain ton déjeuner avec les présidents des régions ?
- Si, pourquoi ?
- Et l’autre là… Ségolène, elle est présidente la Poitou-Charentes, non ?
- Ah… Oui. J’avais oublié vois-tu
- Tu as dix secondes pour virer tout ce monde de ton bureau ! Fais gaffe, j’t'ai à l’œil ! »
Mercredi 12 septembre 2012 : un Désir et désordre
C’est désormais officiel : Harlem Désir va remplacer Martine Aubry à la tête du Parti socialiste. « Libé va-t-il titrer Un criminel multi-récidiviste premier secrétaire du PS ? », demande un Nicolas Sarkozy taquin, pendant l’apéro. « Que celui qui n’a jamais bénéficié d’un emploi fictif quitte cette table ! », lui rétorque non sans humour un François Hollande quelque peu aviné. Tous les convives – dont nous tairons les noms – quittent la pièce la queue entre les jambes. Consternation du chef d’Etat et de son prédécesseur.
Jean-François Copé profite de l’occasion pour adresser ses vœux de réussite à l’ancien président de SOS Racisme. « Fais attention. Nico m’a dit que le baiser du Copé peut être mortel », le prévient François Hollande. En effet, quelques heures après ces vœux, Harlem Désir est pris de violents maux de ventre. Coïncidence ? Peu probable. A moins que ce ne soit le cassoulet de la cantoche qui manquait un peu de fraîcheur.
Jeudi 13 septembre 2012 : haro sur Ayrault
Les rumeurs faisant état d’un « problème Ayrault » enflent comme neige au soleil (ou quelque chose qui s’en rapproche). Le premier ministre, se sentant menacé, tente de convaincre le Président que tout va pour le mieux. « Hé Franssoua, ne croy pa lé jans ki diz ke je sui 1 mové é ke je sui mécheeen ! mèm pa vré dabor ! » Las, François Hollande a des témoignages attestant du contraire. « Il m’a confisqué mon Kinder pendant le dernier conseil des ministres ! », se plaint Cécile Duflot. « Et moi, il m’empêche de mater des séries en streaming », enchérit une secrétaire de Matignon. Trop c’est trop. Jean-Marc Ayrault doit partir.
A ce problème viennent s’ajouter les mauvais sondages et l’annonce d’une augmentation du trou de la Sécu. Une mauvaise nouvelle qui inspire Nicolas Sarkozy une boutade à laquelle le Président goûte peu. « Si ta femme consommait moins d’antidépresseurs, la Sécu perdrait moins d’argent », lui envoie-t-il via Facebook. « Les femmes, c’est comme les mères. On plaisante pas sur elles », lui répond sèchement François Hollande. « Mais LOL quand même ».
Vendredi 14 septembre : Grenelle 2, le retour de l’Ecolo
Notre Président aura bien mérité son week-end. Déjà sérieusement pris en tenaille par des Verts qui réclament l’arrêt du nucléaire, la fin du Diesel (le carburant, pas les jeans), François Hollande doit se rendre au Grenelle de l’environnement. Une manifestation durant laquelle il doit annoncer la fermeture de Fessenheim ainsi que le rejet du gaz de schiste.
Las, une fois la corvée effectuée, le président de la République ne pourra pas vraiment se reposer. Les débordements liés à la diffusion de L’Innocence des musulmans l’obligent à rester en éveil. Et si d’aventure son attention venait à se relâcher, il serait rappelé à ses devoirs par les centaines de messages envoyés par Manuel Valls : « Envoyons l’armée dans les rues ! Je suis prêt à mener le combat ! Armons nos policiers ! Où sont les lance-roquettes ? »
Dans cette ambiance morose, un mms de son ami Nicolas Sarkozy lui remonte le moral. L’ancien chef de l’Etat envoie à son successeur la couverture du Closer du jour, sur lequel on peut apercevoir Kate Middleton topless. « Un peu de réconfort dans ce monde brutes mon Francesco ! Fais gaffe de pas te faire gauler. Faudrait pas que ta meuf crise encore une fois ! »
REVIVEZ LES AVENTURES DE FRANCOIS HOLLANDE AVEC GROLLANDE :
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