V for Vendetta : ou comment Mickaël Vendetta prépare sa révolution

PAR Lenny Pomerantz, le 07/05/2012 à 12:25

V for Vendetta : ou comment Mickaël Vendetta prépare sa révolution

Au revoir. Deux petits mots, un dernier poste sur son blog, et puis plus rien. Mickaël Vendetta, illustre soutien de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle a tenu parole. A peine les résultats publiés, le vainqueur de la Ferme Célébrités a quitté la France comme il l’avait promis si François Hollande était élu. On est le dimanche 6 mai 2012, et c’est la dernière fois qu’on a entendu parler de Mickaël Vendetta.

20 décembre 2012. Il est 5 heures, Paris s’éveille. Les premiers travailleurs émergent à peine, qu’ils allument déjà un écran. Télé, ordinateur, tablette, téléphone portable. Mais les pages ne se rafraîchissent pas, les sites internet ne se chargent plus, tous sont redirigés vers une seule et même adresse. www.mickaelvendetta.com Là, une vidéo.

Mickaël Vendetta apparaît, entouré de deux personnes portant un masque à son effigie. V for Vendetta. Assis, le jeune homme fixe la caméra : «Au revoir. C’est par ces mots, français, françaises, que je vous ai quittés le 6 mai. Mais au revoir n’est pas adieu. Et ceux qui ont pensé ainsi ont eu tort. Ceux qui se sont moqués ont eu tort. Ceux qui n’ont pas lu ont eu tort. Le 6 mai dernier, juste avant l’annonce des résultats, j’avais fait une promesse. J’avais promis que si le pingouin était élu, il y aurait une révolution. Nous sommes 20 803 400 à avoir fait le choix de la France forte. Et nous sommes prêts à attaquer. Pendant près de huit mois, nous nous sommes entraînés secrètement aux arts martiaux, au piratage informatique, au maniement des armes, au confectionnement de bombes artisanales, unis face à l’adversité nous sommes devenus frères et sœurs tous combattant  pour la même cause : le retour de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Cette nuit, à partir de 00h00, nous allons accomplir la prophétie des Mayas. Nous allons apporter le chaos à la France le jour du 21 décembre 2012, 211212. Ensemble, tous les sarkozystes, adeptes de la beaugossitude, débuteront la vengeance, afin de laver l’affront du 6 mai. Rien ne sert de fuir, les liaisons avec le monde entier sont coupées, les aéroports sont fermés, les trains sont mis hors de circulation, les frontières sont bloquées. Nicolas Sarkozy redevient président de la République à partir de cette nuit. Tous ceux qui n’ont pas voté pour lui seront condamnés. C’est tout, pour le moment.»

Le France est prise de panique, de Corrèze au Pas-de-Calais, les supermarchés sont dévalisés, et pendant ce temps là, François Hollande disparaît des radars. Pas un mot du président de la République qui aurait fui ou trouvé refuge à Neuilly-sur-Seine. L’heure fatidique approche, et déjà le ciel gronde.

A 23h55, des millions d’hommes et de femmes descendent dans la rue, vêtus du polo de la marque de Mickaël Vendetta. Un badaud, socialiste, court vers chez lui, effrayé, essoufflé. Minuit sonne, le pauvre homme est désespéré. Il tombe nez à nez avec Véronique Genest. La rousse dégaine une mitraillette à Flanby qu’elle pointe dans sa bouche. «La révolution a commencé. Au revoir.»

 

A LIRE AUSSI SUR MENLY : 

- Sarkozy – Hollande : le calendrier de la passation de pouvoir 

- Nicolas Sarkozy : « Je ne serai plus jamais candidat aux mêmes fonctions » 

F Partager sur Facebook T Partager sur Twitter Ajouter un commentaire Envoyer par mail S'abonner au flux rss
AJOUTER UN COMMENTAIRE