« Portable light project » fait partie de ces associations qui se mobilisent pour tenter de minimiser leur impact sur l’environnement.
Leur objectif est également de faire respecter les conditions de travail des employés, tout en développant des méthodes éco-responsables, éthiques et durables.
Portable light project s’est associée à un cabinet d’architectes et à un fabricant américain de panneaux solaires pour lancer un programme associatif qui permet aux populations les plus défavorisées d’avoir accès à l’électricité !
Pour ce faire, l’association a fourni un kit (vendu 16$) à des couturières d’un village volontaire, pour coudre des mini-panneaux solaires flexibles sur les vêtements ou les sacs traditionnels des habitants.
Avec du fil et une aiguille, ces femmes ont customisé des vêtements pour fournir de l’électricité à l’ensemble des habitants de leur village.
Ces vêtements et sacs se transforment en une source d’électricité, capable d’éclairer les plus défavorisés et/ou de recharger leur téléphone portable par exemple.
Chaque kit vendu par l’association Portable light project se compose d’une batterie rechargeable, d’un panneau solaire flexible de 2 watts, d’une ampoule HBLED (High-Brightness LED) et d’un port USB. Une sorte de kit de survie pour ces populations les plus mal loties.
Grâce au dispositif de mini-panneaux solaires fixé sur les vêtements ou les sacs, la batterie se recharge au fil de la journée grâce aux rayons du soleil. Selon la coordinatrice du projet, Sheila Kennedy, « il suffit de l’exposer au soleil pendant trois heures et ensuite on peut l’utiliser pendant sept heures« . Sept heures d’utilisation qui permettront aux habitants de s’éclairer et de profiter de l’électricité.
Avec le soutien de l’ONG Paso Pacifico, le projet mené par l’association Portable light project a déjà été testé chez des populations nomades du Nicaragua et du Mexique.

La directrice de Paso Pacifico, Sarah Otterstrom, commente « les enfants peuvent maintenant faire leurs devoirs le soir et les femmes peuvent accomplir leurs travaux domestiques en toute sécurité« . Une démarche associative accueillie les bras ouverts par ces populations défavorisées !
Selon Frederik Krebs, du laboratoire pour les énergies renouvelables de Riso au Danemark, « ces vêtements ne sont pas encore assez confortables« … Des progrès sont donc nécessaires avant de voir cette innovation habiller la mode en occident.
Toujours utile que ce genre de démarche éco-responsable tend à se démocratiser depuis quelques années. Au-delà de la dimension sociale, les marques de mode sont de plus en plus nombreuses à se mobiliser pour créer des vêtements, des accessoires, des chaussures, ou plus largement des produits responsables et soucieux de l’environnement.
Les grandes enseignes, comme H&M par exemple, n’hésitent pas à lancer des collections conçues à partir de matières durables et/ou de matériaux recyclés et recyclables.
Le marché du luxe suit également l’initiative. Les éditions très limitées créées par la maison de luxe Yves Saint Laurent en sont la preuve. La dernière en date est une ligne de sacs baptisée « Muse Two Artisanal« , conçue à partir de sacs plastiques recyclés et de coton tissé issu du commerce équitable.
Qu’elle soit créée pour venir en aide aux populations les plus défavorisées ou pour respecter l’environnement, la mode semble vouloir adopter, petit à petit, une démarche intellectuelle vis à vis de la nature et des conditions de travail des employés.
La mode du XXIe siècle : initiative altruiste ou démarche marketing greenwashing ?








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