Arrêter de fumer grâce à l’hypnose : remède miracle ou fumisterie ?

PAR Juliette de Noyelle, le 06/06/2012 à 12:27

Arrêter de fumer grâce à lhypnose : remède miracle ou fumisterie ?

Bien que longtemps réduite à un phénomène de foire, l’hypnose se dévergonde et assume aujourd’hui sa capacité à nous faciliter la vie. Que ce soit pour arrêter de fumer, pour lutter contre le stress, le bégaiement, les troubles alimentaires… la moindre addiction peut se traiter par l’hypnose. Du moins sur le papier. Notre reporter sans peur et sans reproche a testé pour vous l’hypnose pour tenter d’arrêter de fumer.

J’ai toujours imaginé les praticiens de l’hypnose comme des « hommes-aux-pendules-qui-se-balancent », à la voix grave. Mais surtout comme des manipulateurs, soucieux de troubler un public assoiffé de surnaturel. Nombreux sont les magiciens qui nous ont éblouis après avoir mis en scène des groupes de personnes hypnotisées, inconscientes, soumises au pouvoir d’un seul homme. J’avais eu l’occasion de voir des femmes allongées sur un fil, capable de supporter un routier de 130 kilos.

Sceptique sur les pouvoirs de l’hypnose, j’ai décidé de mettre mes préjugés de côté. Déterminée à mettre fin à mon envie de fumer, me voilà prête à remettre mon sort de droguée dans les mains d’un maître en la matière, Kevin Finel. Ma première impression sur cet hypnothérapeute m’avait légèrement refroidie. Flânant sur son site internet, il avait posté une vidéo de lui en train de parler à une main, la surnommant « inconscient ».

Je me rends malgré tout à mon rendez-vous, mon addiction au bec.

Kevin Finel m’accueille, me rassure et conscient de mon air dubitatif, décide de me mettre directement dans l’ambiance. Et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « hypnose », me voilà debout, yeux clos, et ouïes aux aguets. La voix de Kevin résonne en moi comme dans un sommeil…et me voilà penchée, prête à embrasser le sol. Ok, le test est convainquant. On va pouvoir commencer la séance sérieusement.

Je reprends place dans mon fauteuil de prédilection, prête à raconter ma vie de droguée à la nicotine. A cet instant précis, je me rends compte que l’hypnothérapeute est avant tout…un thérapeute. La nécessité de comprendre son patient est primordiale pour réussir à le soigner. Donc n’ayez crainte de lui parler à coeur ouvert, il fera de vos faiblesses un souvenir.

Après une demi heure de bavardage autour de mon addiction à la cigarette, Kevin me demande de fermer les yeux et de joindre mes deux  mains. La séance commence. Contrairement aux idées reçues, pas de sommeil, ni de profond coma. Juste un sentiment de détente. La voix de Kevin est claire, distincte et je garde totalement le contrôle. Je joue le jeu, et essaie de m’imaginer une vie de non-fumeuse, d’oublier ce sentiment de nicotine en moi et de rêver à un porte-monnaie qui ne partirait pas en fumée. La séance prend fin. Déjà ? « Oui, ça va faire 40 minutes« . Ah, quand même… Une session de 40 minutes m’a semblé passer en un éclair.

J’atterris, réalise, et Kevin me demande si j’ai envie d’une cigarette. Non. Enfin… ni oui, ni non. Je me surprends à être totalement indifférente à la consommation de cette cigarette qui m’a tant manquée durant la séance. Troublée, je ressors du cabinet un peu sceptique. Têtue, je m’en allume une. Beurk. Son goût n’est plus là. Amère et écoeurante, je la jette.

Quelques jours ont passé depuis. Pour être franche, je n’ai pas totalement arrêté, mais j’ai vu ma consommation quotidienne divisée par deux. L’idée d’une cigarette matinale me donne la nausée et j’ai enfin pu dire adieu à mes soirées enfumées. Mes poumons revivent une seconde jeunesse et j’ai enfin pu dire adieu à ma voix de Jeanne Moreau au réveil.

Mon hypnothérapeute m’avait prévenue que selon les cas, une, deux ou trois séances seraient nécessaires pour mettre fin à mon addiction. Une séance de plus, et mon addiction ne sera qu’un vague souvenir. Une autre et je regarderai les fumeurs avec un air de pitié, fière d’avoir arrêté. Une de plus, et je pourrais enfin monter les escaliers sans cracher mes poumons; et dire « non, merci je ne fume pas. Enfin…plus. » *fière*.

La pratique de l’hypnose, souvent perçue comme surjouée, est en fait un réel coup de main. L’hypnose est une aide, pas un miracle. Il faut que l’envie de vous séparer de vos addictions soit profondément encrée en vous, et l’hypnose sera un sérieux »coup de pouce ».

Merci beaucoup à Kevin Finel et à l’équipe du centre Arche pour cette initiation à l’hypnose.

01 40 34 88 17

 

A.R.C.H.E.

40 rue Louis Blanc

75010 Paris

M Louis Blanc, Stalingrad

info@arche-hypnose.com


A lire, également sur Menly.fr:

On a testé pour vous le speed dating.

Ne cherchez plus, un assistant drague pour vous sur Internet.

F Partager sur Facebook T Partager sur Twitter Ajouter un commentaire Envoyer par mail S'abonner au flux rss
AJOUTER UN COMMENTAIRE