Mort de la gauche plurielle, naissance d’un président singulier

PAR Rédaction Menly, le 21/06/2012 à 17:40

Mort de la gauche plurielle, naissance dun président singulier

Les communistes ne prendront pas part au prochain gouvernement et les socialistes disposent à eux-seuls de la majorité absolue. La gauche évoluera donc selon le même principe que la droite : une force politique au pouvoir et des alliés idéologiques à ses côtés. Logique.

« Puisqu’on nous dit que nos propositions ne les intéressent pas alors nous prenons acte. Nous seront dans la majorité de gauche mais pas au gouvernement », a déclaré Marie-Georges Buffet. Vexés les communistes ? Peut-être. Toujours est-il que les élections législatives qui viennent d’avoir lieu en France ont donné au Parti socialiste les clés pour mener sa politique. La gauche plurielle est morte, le quinquennat de François Hollande peut commencer.

Lorsqu’ils ont pris le pouvoir après la dissolution ratée de 1997, les partis de gauche ont dû s’allier. Les socialistes et apparentés n’avaient obtenu que 250 sièges. Insuffisant pour obtenir la majorité absolue (289 sièges). Le PS aura donc eu besoin de l’appui du PCF (34 élus + 2 apparentés) et du groupe Radical, citoyens et verts (33 membres). L’union – qui n’a d’union que le nom – fait peut-être la force mais celle des partis de gauche n’a rien de naturel.

La « grande gauche » n’a pas plus de sens que la « grande droite »

Dans une logique de bipolarisation de la politique française, il est indéniable qu’il existe un bloc de gauche et un bloc de droite distincts. Mais la pluralité des mouvements ne porte pas les partis français à s’allier au sein de grands groupes. Idéologiquement, la campagne présidentielle a une nouvelle fois prouvé que les différences de vue entre l’extrême gauche et la gauche sont bien réelles (notamment en termes d’économie, de pouvoir d’achat et d’immigration), à l’instar de celles qui séparent la droite de son extrême.

Les socialistes ne seront pas non plus dépendants des Verts et peuvent se passer du MRC de Jean-Pierre Chevènement ainsi que du Parti radical de gauche. Un luxe dont ils ne jouissaient pas à la fin des années 90, emprisonnés par le problème mathématique de la majorité absolue à l’Assemblée. Les déclarations d’Alain Vidalies en sont le plus grand symbole. Selon le ministre délégué aux Relations avec le Parlement, « EELV disposera d’une liberté d’expression mais pas de vote » du fait de sa participation au gouvernement. Traduction : suivez-nous ou partez. Cette fois, ça y est, le PS est au pouvoir.

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