Hollande versus Merkel : La relance Française plus forte que l’austérité Allemande ?

PAR Lenny Pomerantz, le 14/05/2012 à 15:36

Hollande versus Merkel : La relance Française plus forte que laustérité Allemande ?

François Hollande champion auto-proclamé de la relance comme sortie de crise, fera t-il chavirer Angela Merkel et son cheval de bataille de l’austérité économique ?

A peine investi, le nouveau président François Hollande s’envolera demain pour l’Allemagne où il rencontrera Angela Merkel. Derrière les poignées de main et les sourires pour les photographes, l’échange entre les deux risque d’être explosif, d’autant plus que l’austérité semble avoir montré ses limites.

On dit que le football c’est 22 hommes qui courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne. Depuis 2008, il semble que l’adage s’applique aussi en économie. La crise, c’est 27 pays qui courent après la croissance par n’importe quel mécanisme et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne. Ou qui choisit plutôt. La rigueur en 5-4-1 sera la tactique imposée par nos voisins d’Outre-Rhin alors que l’Europe coule dans les tréfonds du classement de Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s.

Mais ce temps pourrait être désormais révolu avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur à la tête de la France. Fortement opposé au jeu hyper-défensif d’Angela Merkel, François Hollande crie haut et fort que l’austérité n’est plus la solution mais que c’est la relance qui fera revenir les beaux jours sur l’Europe, jadis rayonnante et toujours portée vers l’avant.

Dans sa besace made in France Le Coq Sportif, Hollande a surtout de bons arguments. Tout d’abord, l’échec qui se dessine en Grèce et en Espagne de la politique de rigueur budgétaire. Le nouveau président de la République bénéficie également du soutien du tifo Bill Clinton qui estime que «l’Europe a besoin d’austérité mais également de relance.» Mieux, Wolfgang Schäuble, le Kaiser ministre des finances allemand se dit «prêt à (s’)entretenir sur la capacité de la Banque européenne d’investissement à promouvoir la croissance.» En d’autres mots, l’homme est prêt à étudier une façon de relancer la croissance, comme le souhaite François Hollande.

Désavouée lors des élections régionales en Allemagne, Angela Merkel et sa politique d’austérité ne font même plus l’unanimité dans la patrie de la chancelière. Après cette débâcle nationale, pourrait suivre une autre, continentale cette fois, qui ferait de François Hollande le nouvel homme fort de l’Europe. L’homme a rencontré Herman Van Rompuy, président de l’Union européenne et Jean-Claude Juncker, président de l’euro-groupe, avant même son investiture. Alors, est-ce pour écouter sa tactique offensive ou lui dicter le B.A.BA du catenaccio ?

 

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