
Politique fiction – Les chiffres du chômage sont en hausse, Vincent Peillon veut réformer l’Education, le Parti socialiste cherche un successeur à Martine Aubry, Marseille brûle et le prix des cigarettes pourrait augmenter. C’est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy sort enfin de sa réserve pour nous livrer ses impressions à propos de la difficile rentrée du Président.
« Vous me connaissez, je suis un homme discret. Parler de politique – surtout quand elle est pratiquée par les autres – ne m’intéresse pas énormément. Mais j’ai décidé de faire une exception pour Menly et son Grollande Hebo. Parce que les conférences de Morgan Stanley, ça paye peut-être les factures mais ça n’est pas non plus super intéressant.
C’est bon pour la morale !
Que dire sur la rentrée de mon copain François ? Sachez tout d’abord qu’il m’a envoyé une photo de son nouveau cartable accompagné d’une trousse Batman. Il y a des fois où je trouve son humour un peu limite. Il est président de la République, tout de même. A part ça, je constate avec une certaine satisfaction – voire une satisfaction certaine – que sa cote de popularité est lamentable. Lui, ça lui fait de la peine. Je lui ai conseillé de changer de meuf afin de se rendre plus sympathique mais il s’y refuse. En vrai, je crois qu’il a peur de sa Valoche…
En parlant de rentrée, je note avec amusement que Vincent Peillon veut donner des cours de morale et les noter. J’ose à peine imaginer la réaction du peuple de gauche si j’avais osé proposer la même chose ! En plus, on sait tous que les cours de morale ne seront qu’un subterfuge pour camoufler l’enseignement du communisme à nos enfants. Je refuse que ma Giulia grandisse dans ce genre d’environnement. Elle est belle ma Giulia… Comme sa mère ! Vous voulez une photo ? Non ? Bon, tant pis.
Par contre, se faire traiter de Pétain par Luc Chatel, j’avoue que c’est dur. François m’a dit que Peillon en était tout retourné. En même temps, lorsque j’étais président de la République, on me comparait à Franco (pas James, l’autre). Alors si tu ne peux pas supporter deux critiques, ça ne sert à rien de venir jusque-là !
Chômeurs (un autre jour)
Lundi, une excellente nouvelle est arrivée. L’Insee prévoit 200 000 chômeurs de plus pour 2013 ! On a même carrément atteint l’extase jeudi. Le taux de chômage est désormais à son plus haut niveau depuis 1999. Je veux pas dire mais les deux taux de chômage les plus élevés ont été atteints sous des gouvernements socialistes. Sous Bibi, ça ne se passait pas comme ça ! Mais bon, Michel Sapin a dégainé les emplois d’avenir alors nous sommes sauvés…
J’ai, en revanche, appris avec stupeur – un bon ami à moi – que la Banque centrale européenne (BCE pour les intimes) allait racheter de la dette. Pis, que le déficit budgétaire était en baisse. Deux super nouvelles pour l’économie, certes. Mais personne n’est là pour dire que c’est grâce à moi et qu’il ne s’agit là que d’un effet bénéfique de mes décisions. De toute manière, les miens sont trop occupés à se taper dessus. Jeannot (mon fils) soutient Copé. Sûrement le signe d’une crise d’adolescence tardive. Mon fidèle Christian (Estrosi) a rejoint Fillon. Il est marrant, Christian. Il m’a appelé six fois, envoyé sept mails et écrit 10 lettres pour me demander l’autorisation de rejoindre mon ancien premier ministre. Alors que moi, d’une manière générale, je m’en fous un peu. Ce qui m’ennuie c’est de voir mon parti se déchirer. Quelques fois, je me dis que je pourrais revenir et que personne ne viendrait contester. Jean-François Copé a même dit que, si je le voulais, il me laisserait sa place. En entendant ça, François m’a envoyé : « Prends-le au mot et demande-lui de se retirer juste avant la présidentielle ». C’est sournois mais j’aime bien l’idée. Après tout, François et moi avons bien rigolé pendant la campagne. Surtout le soir du débat. Quelle marrade !
Un premier secrétaire nommé Désir
En parlant de chef de parti – j’ai quand même un sacré sens de la transition -, je vois que le PS fonctionne désormais comme le Parti communiste russe. Le chef choisit son successeur, le programme du successeur (voire la couleur de sa cravate) et choisit même à quel moment il reviendra au pouvoir. Paraît-il que Martine hésite entre Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis. On sait tous qu’elle va choisir Désir. D’abord parce que personne ne connaît Camba’ et ensuite parce que Harlem est soutenu par les membres du gouvernement. Il n’y a que François qui reste bien en-dehors de ça. C’est quand même fou qu’un président de la République ait peur de sa meuf, son ex et la chef de son parti. Il doit avoir un problème avec les femmes, je pense. C’est pour ça que j’essaye de lui présenter quelques copines.
Il est temps que je vous laisse. Les rédacteurs de Menly ont l’air de vouloir partir en week-end. Sacrée France qui ne travaille plus ! Encore un coup des 35 heures… Ah, on me demande de choisir le moment le plus fort de la semaine. Il est indéniable que la Une de L’Express – « Et si Sarkozy avait raison ? » - a marqué de son empreinte les sept derniers jours voire le mois (et peut-être même l’été). Le « Sont-ils si nuls » du Nouvel Obs m’a bien plu également. Parce que bon, François, c’est peut-être mon copain mais faudrait pas oublier qu’il m’a piqué mon job, hein !
Amicalement,
Nicolas Sarkozy,
23ème président de la République, 66ème coprince d’Andorre (2007-2012)
PS : comme slogan pour 2017, « Ensemble, tout redeviendra possible », c’est pas mal, non ? »
François Hollande sortira-t-il vainqueur de la guerre contre le chômage ? La guerre des chefs à l’UMP est-elle plus sexy que la succession de Martine Aubry ? Jean Sarkozy deviendra-t-il socialiste ? Des questions, une réponse : Grollande Hebdo !
REVIVEZ LES AVENTURES DE FRANCOIS HOLLANDE AVEC GROLLANDE :
A LIRE AUSSI SUR MENLY.FR :
- Dossier de la semaine : les promesses (déjà) non tenues par François Hollande
