Rentrée : allocation, vacances, rythme scolaire. Ce qui change pour les élèves et les familles
3 septembre 2012 • Par Romain Renner
Le gouvernement a annoncé plusieurs mesures d’urgence en vue de la rentrée 2012. Si l’on a beaucoup parlé de formation des enseignants et de leur recrutement, ils ne sont pas les seuls concernés par les réformes voulues par l’Education nationale.
Rangez crèmes solaires, serviettes de plage et autres claquettes Fila. Demain, c’est la rentée. Bien qu’il pense qu’il faudra du temps pour « réparer tous les dégâts qui ont été faits à l’Ecole pendant le mandat de Nicolas Sarkozy », Vincent Peillon a déjà effectué plusieurs annonces, concernant le personnel de l’Education nationale mais aussi ses élèves.
Aides financières et vacances
C’est d’abord le porte-monnaie des parents qui va avoir droit à un petit coup de pouce. L’allocation de rentrée scolaire est augmentée, passant à 356,20 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, 375,85 euros de 11 à 14 ans et 388,87 euros de 15 à 18 ans. Une aide bienvenue alors que selon la Confédération syndicale des familles (CSF), le coût de la scolarité a grimpé, en moyenne, de 6,88%.
A peine rentrés, les parents pourront déjà prévoir la prochaine session de vacances. La Toussaint se voit ainsi allongée à deux semaines. En revanche, les cours seront donnés jusqu’au 6 juillet. Une autre journée ou deux demi-journées seront rattrapées le 3 avril et/ou le 22 mai.
Les cours
Du changement est également à prévoir dans les classes. Consigne a été donnée de placer un maximum de professeurs expérimentés dans les classes de CP. L’Education nationale précise toutefois que la mesure ne devrait pas être complètement effective cette année.
Le brevet des collèges subit lui aussi quelques évolutions. Les collégiens seront ainsi ravis de plancher sur une dictée plus longue (parske lortograf cé importent !) et sur un plus grand nombre d’exercices de mathématiques. Ô joie !
Le gouvernement annonce également une réforme du lycée et notamment de l’année de terminale. L’objectif : améliorer l’orientation et mieux préparer à l’enseignement supérieur. L’Education nationale souhaite également faire retrouver leur valeur aux filières littéraires, à la traîne depuis plusieurs années. En revanche, Vincent Peillon n’a pas annoncé quelle forme ces mesures allaient revêtir.
Des annonces pour le futur
Bien décidé à revenir sur plusieurs mesures du quinquennat Sarkozy, Vincent Peillon souhaite rétablir la carte scolaire dont il juge l’abandon « néfaste ». « Mais, selon le ministre, il ne faut pas se leurrer : rétablir la carte scolaire ne suffira pas pour restaurer l’égalité républicaine ». En partenariat avec George-Pau Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative, Vincent Peillon veut également redessiner la carte des Zones d’éducation prioritaires (ZEP).
L’enseignement de l’histoire en terminale S sera rétabli dès la prochaine rentrée. Décidée l’an passé, cette suppression ne sera donc effective qu’une seule année, devenant probablement l’une des réformes les plus courtes de l’histoire de l’Education nationale.
Les internats d’excellence – également créés sous Nicolas Sarkozy – ne disparaîtront pas. Mais le ministre compte « développer les internats en général pour qu’il soit tous d’excellence ».
Dernière polémique en date : la création de cours de « morale laïque » proposée aujourd’hui par Vincent Peillon. « Effarante interview de Peillon dans le JDD : ‘Redressement intellectuel et moral’, mot pour mot l’appel du maréchal Pétain le 25 juin 1940« , a réagi Luc Chatel, son prédécesseur, sur Twitter. Le ministre a tenu à répondre tout en évitant une surenchère inutile : « Je suis un peu désolé qu’il ait fait ça. Pour lui. Toute ma tradition est, au contraire, le conseil national de la résistance. C’est approximatif, excessif, ça n’a pas d’importance ».
Maintenant que vous avez pris connaissance des dernières informations, prenez une feuille et un stylo… Interro ! « Et le premier que je prends en train de tricher… »
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