Vel d’Hiv’ : ce que François Hollande aurait dû dire pour faire plaisir à tout le monde

PAR Rédaction Menly, le 23/07/2012 à 13:42

Vel dHiv : ce que François Hollande aurait dû dire pour faire plaisir à tout le monde

Henri Guaino et Nicolas Dupont-Aignan se sont insurgés contre le discours du président de la République lors de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv’. Nous avons apporté quelques modifications indispensables au discours de François Hollande, afin de le rendre acceptable aux yeux de tous.

« Ce qui a été commis au moment de la rafle du Vel’ d’Hiv est une abomination, c’est une horreur, et ceux qui l’ont fait doivent être condamnés durement au tribunal de l’histoire. Mais la France, qu’est-ce qu’elle a à voir avec cela ? Peut-être que M. Hollande se sent proche de la France des notables apeurés qui se sont précipités à Vichy après l’armistice. Ce n’est pas ma France ». Henri Guaino n’a pas apprécié les propos de François Hollande à propos de la rafle du Vel d’Hiv’.

Le président de la République a réaffirmé – à l’instar de ce qu’avait fait Jacques Chirac en 1995 – la responsabilité de la France. Une posture qui ne convient pas non plus à Nicolas Dupont-Aignan. Selon le président de Debout la République, « une telle phrase dans la bouche d’un président de la République est une déformation historique. Oui, ce qui s’est passé en juillet 1942 est un crime abominable. Oui, il s’est passé en France avec des policiers français, mais non, il n’a pas été commis par la France (…) La vraie France, la France éternelle, était à Londres ». En tenant compte de ces revendications, Menly propose une version corrigée du discours de notre Président (nos changements en gras).

« Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Messieurs les ambassadeurs,
Monsieur le maire de Paris,
Monsieur le président du Conseil représentatif des institutions juives de France,
Monsieur le grand rabbin,
Mesdames et Messieurs les représentants des cultes,
Mesdames, Messieurs,

Nous sommes rassemblés ce matin pour rappeler l’horreur d’un crime, exprimer le chagrin de ceux qui ont vécu la tragédie, évoquer les heures noires de la collaboration, notre histoire, et donc la responsabilité de la France. Mais, attention, pas n’importe quelle France : la France de Vichy. Parce que la vraie France et les vrais Français n’ont rien fait !

(…)

Ces femmes, ces hommes, ces enfants, ne pouvaient pas s’attendre au sort qui leur avait été réservé. Ils ne pouvaient pas même l’imaginer. Ils avaient confiance dans la France. Et ils avaient raison car la France ne les a pas trahis. Au cours de la Seconde guerre mondiale, Vichy n’était pas une ville française mais ni plus ni moins qu’une colonie germanique.

(…)

La vérité, c’est que la police française de Vichy, sur la base des listes qu’elle avait elle-même établies, s’est chargée d’arrêter les milliers d’innocents pris au piège le 16 juillet 1942. C’est que la gendarmerie française vichyssoise les a escortés jusqu’aux camps d’internement.

La vérité, c’est que pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l’ensemble de l’opération. Bien que nous puissions considérer tous les participants directs et indirects au régime de Vichy comme des naturalisés allemands.

La vérité, c’est que ce crime fut commis en France - la vraie -, par la France Vichy.

(…)

L’honneur fut sauvé par les Justes - les vrais Français -, et au-delà par tous ceux qui surent s’élever contre la barbarie, par ces héros anonymes qui, ici, cachèrent un voisin ; qui, là, en aidèrent un autre ; qui risquèrent leurs vies pour que soient épargnées celles des innocents. Par tous ces Français de France qui ont permis que survivent les trois quarts des Juifs de France.

L’honneur de la France était incarné par le général de Gaulle qui s’était dressé le 18 juin 1940 pour continuer le combat, faisant de Londres la capitale de notre République chérie.

L’honneur de la France était défendu par la Résistance, cette armée des ombres qui ne se résigna pas à la honte et à la défaite. Il n’y a d’ailleurs pas eu d’autre France que la France résistante car, je le répète, le régime de Vichy n’était pas la France.

(…)

Vive la République !
Vive la France ! Mais la vraie, hein, pas celle de Vichy ! »

Lire l’intégralité du (vrai) discours de François Hollande ici

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