Grollande Hebdo n°10 : Jospin et Bachelot moralisent, la robe de Duflot défrise, Hamon fait sa crise… La semaine all stars de François Hollande

PAR Rédaction Menly, le 20/07/2012 à 21:00

Grollande Hebdo n°10 : Jospin et Bachelot moralisent, la robe de Duflot défrise, Hamon fait sa crise... La semaine all stars de François Hollande

Politique fiction : il y a eu des commémorations (14 juillet, Vel’ d’Hiv), des commissions (Jospin), des aberrations (la robe de Cécile Duflot), des rebellions (la contribution de Benoît Hamon) et de bonnes intentions (les tweets de Valérie Trierweiler). On aurait également pu parler du Festival d’Avignon. Mais c’était juste pour la rime.

Samedi 14 / Dimanche 15 juillet : Lionel is back

Samedi, jour de fête nationale, François Hollande annonce la constitution d’une commission chargée d’étudier la moralisation de la vie politique. Soit. Mais lorsque le Président sort de son chapeau le nom de Lionel Jospin, le pays est en émoi. A Luzenac, charmante bourgade d’environ 700 habitants, Roger Jambon, estomaqué, s’écrit : « Quoi !? Jospin !? Mais il est encore vivant lui ? ». Même son de cloche dans des millions d’autres foyers français. Mais comment El magnifico, retiré de la vie politique depuis dix ans, a-t-il orchestré son retour ? La réponse est simple. A quelques minutes de son interview, François Hollande reçoit un sms de l’ancien premier ministre : « J’ai entendu parler de ta commission de moralisation. Si je n’en fais pas partie, je publie sur Facebook des photos de toi déguisé en Sarkozy pendant le dernier barbec’ du PS ». Soucieux de préserver son image, le Président ne peut qu’accepter.

En apprenant la nouvelle, Nicolas Sarkozy manque de s’étouffer avec ses chouquettes. « Encore un peu et il nous ressort Pierre Mauroy », ironise-t-il devant son téléviseur. « Ou Balladur », lui répond Carla d’un ton enjoué. L’ancien chef d’Etat perd son sourire : « On n’plaisante pas avec ces choses-là ».

Lundi 16 juillet 2012 : Roselyne Roselyne oh !

De retour dans le game, Lionel Jospin prend ses aises. Tôt ce matin, il débarque sans prévenir – et sans frapper – dans le bureau du Président :

« Ne te gêne pas surtout

- Hey oh gamin, tu sais à qui tu parles ?

- A un mec que j’ai sorti de dix ans de retraite

- Ouais, bon… J’ai une idée pour ma commission. On va récupérer un transfuge de la droite pour faire la nique à l’UMP

- Bonne idée ça Léo. Tu penses à qui ? Baroin ? Pécresse ?

- Bachelot

- J’ai jamais compris ton sens de l’humour »

Alors que la nomination de l’ancienne ministre UMP est officialisée, le rapprochement gauche/droite est célébré par Christiane Taubira. La ministre de la Justice décide de rendre hommage à Jacques Chirac, le premier président à avoir reconnu la responsabilité de la France dans la Rafle du Vel’ d’Hiv. Nicolas Sarkozy dégaine son iPhone : « Si tu pouvais t’approprier Morano aussi, ça arrangerait les collègues, je crois ». D’humeur taquine, le Président répond du tac au tac : « Non, non. Elle, elle est à TOI pour l’éternité ».

Dans cette folle journée d’annonces, Valérie Trierweiler ne laisse pas sa part aux chiens. La Première dame déclare qu’elle « tournera sept fois (son) pouce avant de tweeter ». Las, porté par son humeur joyeuse, le Président commet un impair en félicitant sa compagne pour ses efforts. « Tu pourrais aller tourner sept fois la soupe avant de la servir aussi, hein Valoche ! » Madame n’apprécie pas. Ce soir, le président de la République dormira sur le canapé.

Mardi 17 juillet 2012 : parlons euthanasie fin de vie

Grande réunion dans les bureaux de l’Elysée. Aujourd’hui, François Hollande et ses conseillers tentent de trouver une réforme emblématique qui marquera l’Histoire. Le président de la République a son idée : « Et si on faisait une vraie loi sur l’euthanasie ? ». Silence gêné dans la pièce. Il se reprend : « Et si on faisait une vraie loi sur la fin de vie ? ». Les conseillers approuvent et applaudissent. « Si maintenant on doit user de la langue de bois en privé, on n’est pas rendu », se dit-il alors.

Deuxième sujet du jour : le baromètre Ifop qui place Jean-Marc Ayrault en première position des personnalités politiques préférées des Français. Derrière lui, on retrouve Bertrand Delanoë et, ensuite seulement, François Hollande. Le Président, qui reçoit Nicolas Sarkozy dans ses appartements pour un petit apéro pastis/saucisson, se plaint : « Tu te rends compte que je suis derrière un mec que personne ne connaît et un gars qui a créé Paris plage !? ». Philosophe, l’ancien locataire de l’Elysée tente de rassurer son successeur : « Dis-toi que tu es le président de la République le plus populaire de l’année 2012″.

Les deux comparses, mis en jambe par quelques verres un peu trop chargés, commentent allègrement l’actualité. La discussion glisse jusqu’à Nathalie Kosciusko-Morizet qui lance son mouvement politique : la France droite. François Hollande se marre : « Droite humaniste, droite sociale, droite moderne, droite forte, droite populaire, France droite… On fait dans l’original chez toi ». Nicolas Sarkozy a l’air dépité : « Remercie-les. Ces guignols sont en train d’assurer ton job jusqu’à 2022″.

Mercredi 18 juillet 2012 : c’est à sa robe que l’on reconnaît un bon ministre

Nous sommes le 18 juillet 2012 mais il règne comme un parfum d’années 20 au sein de l’Assemblée nationale. La robe de Cécile Duflot provoque une réaction primitive des mâles de la chambre basse. De quoi scandaliser la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, qui déboule, furieuse, dans le bureau du président de la République. »Foutons-les à la porte de l’Assemblée ! Ces horribles machos ! Non mais tout ça pour une robe, tu te rends compte, François !? », s’enflamme-t-elle. Ce dernier, tentant de cuver son vin de la veille, n’est pas véritablement disposé à discuter : « Fais ce que tu veux Najat mais, s’il-te-plaît, ne hurle pas ». Valérie Trierweiler a, elle aussi, un avis sur la question : « Dis mon François, tu peux m’offrir la même ? »

Requinqué par une demi-douzaine d’aspirines, François Hollande s’attaque au cas Hamon. Le ministre de l’Economie solidaire a décidé de faire bande à part au prochain congrès du Parti socialiste et compte présenter sa propre motion. Le Président le convoque dans son bureau et semble décidé à mettre les points sur les i de son ministre :

« Bonjour Monsieur le Président. Ecoutez, si j’ai…

- Tu te tais ! Ferme la porte, assieds-toi et arrête de respirer (Benoît Hamon s’exécute). Est-ce-que c’est la France ressemble de près ou de loin à une grande fête du slip ou chacun fait ce qu’il veut quand il en a envie ?

- Non mais…

- Tu te tais, j’ai dit ! Maintenant, tu peux répondre

- Je représente l’aile gauche du parti

- Mais vous êtes trois pelés et deux tondus. A un moment, ‘va falloir arrêter de m’énerver comme ça

- Mais on veut faire entendre notre voix

- Eh ben chante, bourricot ! Allez, barre-toi, je t’ai trop vu »

Tandis que son ministre s’en va sans piper mot, le Président envoie un message à Nicolas Sarkozy. « Tu m’aurais vu avec Hamon. Je l’ai mouché le minot ! Au fait, regarde les infos sur Internet, tu vas te marrer ». Cinq minutes plus tard : « LOL ! T’as confié une mission à Hubert Védrine !? Mais mdr quoi, t’es un loco ! Par contre, bien joué pour Hamon .J’ai jamais pu le blairer ».

Jeudi 19 juillet : Impôt, boulot, dodo

Aujourd’hui, l’Assemblée nationale vote l’alourdissement de l’ISF. Une mesure qui devrait rapporter plus de 2,3 milliards d’euros à l’Etat. De retour dans son bureau, le Président fait face à quatre de ses ministres assis sur son bureau. Laurent Fabius, Marisol Touraine, Jérôme Cahuzac et Michèle Delaunay lui font face. Le ministre des Affaires étrangères prend la parole :

« Ceci est un putsch, monsieur le Président

- Oh les clodos, vous savez combien ça coûte un bureau comme ça ? Enlevez vos miches de là !

- Nous prenons le pouvoir

- Et pourquoi ça ?

- Parce qu’on veut pas payer plus d’impôts ! L’ISF, oui, mais pas trop quoi ! Pleurniche Marisol Touraine

- J’en ai marre de vous, répond le Président, un brin désabusé. Je vous aime bien mais vous me gonflez. N’oubliez jamais qu’en un claquement de doigt je vous remplace par Douillet, Wauquiez, Bertrand et Morano »

Pour se détendre, le Président décide de rendre une visite surprise à la crèche de l’Elysée. Avec cette semaine agitée, le « président des bisous » a bien besoin d’un peu de tendresse. Et puis un petit coup de com’ n’a jamais fait de mal à personne.

Vendredi 20 juillet 2012 : Six degrés de séparation

Que cette veille de week-end démarre mal ! Le début de journée est marqué par des rumeurs de séparation du couple présidentiel. François Hollande convoque sa femme :

« Dis-moi Valoche, on se sépare ?

- Pas que je sache, non

 - Je voulais juste être sûr. Tu peux disposer

- Continue de me parler comme ça et ça risque d’être le cas, par contre »

Voyant sa femme partir en claquant la porte, François Hollande se dit que les relations hommes/femmes sont décidément bien compliqués. Les vibrations de son téléphone l’arrachent à ses rêveries. Ségo : « Désolée pour tes problèmes de couple. Si tu as besoin d’une épaule pour te réconforter… »

Dans le même temps, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, oublie son rendez-vous avec la famille de l’une des victimes de Mohamed Merah. Mais, le week-end approchant, François Hollande n’en peut plus. Le Président poussera sa gueulante lundi matin, c’est promis.

François Hollande se fera-t-il enfin obéir par l’ensemble de ses ministres ? L’ISF va-t-il ruiner les membres du gouvernement ? L’UMP fera-t-il appel à Nicolas Sarkozy ? Vous avez les questions. Nous avons les réponses. La suite au prochain épisode.

 

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