Crise européenne : pourquoi l’Allemagne doit être exclue de l’UE

PAR Rédaction Menly, le 27/06/2012 à 17:10

Crise européenne : pourquoi lAllemagne doit être exclue de lUE

L’Europe se trouve depuis plusieurs mois (années) dans une impasse politique et économique dont elle a du mal à se sortir. L’Allemagne, qui refuse les solutions avancées par ses partenaires, serait, selon l’Organisation internationale du travail (OIT) en grande partie responsable d’une crise dont elle profite. Une seule solution : la renvoyer de notre belle Union !

Selon l’OIT, l’Allemagne serait non seulement grande bénéficiaire de la crise mais elle en serait aussi l’un des moteurs. Alors qu’Angela Merkel cherche à imposer son mode de gestion à ses compagnons d’infortune, l’Europe devrait commencer à se prendre en main et songer à se séparer de l’Allemagne.

Parce que l’Allemagne plombe l’économie européenne

Entre 2000 et 2010, les salaires allemands ont baissé de 4% (soit une centaine d’euros en moyenne). Une telle chute du coût du travail a mis en difficulté ses concurrents, encouragés à suivre l’Allemagne sur la voie de la dépression des salaires. La productivité allemande, louée par Nicolas Sarkozy, ne repose que sur une baisse des revenus qui provoque une baisse de la consommation. Résultat : les pays européens ne peuvent même pas exporter chez nos voisins germaniques, la demande ne suivant pas.

Parce que l’Allemagne profite de la crise

Les investisseurs quittent les économies des pays en crise et se réfugient dans des achats massifs d’obligations d’Etat allemandes. L’Allemagne peut donc emprunter à des taux exceptionnellement bas (voire à 0%), plus faibles que s’il n’y avait pas de crise. Selon le Financial Times Deutschland, Berlin aurait économisé 15 milliards d’euros en 2011 et 2012. Une situation qui devrait lui permettre de retrouver l’équilibre budgétaire dès 2013.

Parce que l’Allemagne se moque de nous

L’Allemagne gère la crise comme elle l’entend, c’est-à-dire le majeur tendu vers ses voisins européens. Pendant qu’Angela Merkel refuse d’émettre des euro-bonds (mutualisation des dettes au niveau européen permettant aux pays les plus en difficulté de bénéficier de taux de remboursement moins élevés), expliquant qu’il s’agit d’une « solution de facilité », elle permet la mutualisation des dettes de ses Länder (émission de « deutsche-bonds »). Mieux encore, les régions ont obtenu que, jusqu’en 2019, si jamais le déficit de l’Allemagne est supérieur à ce que prévoit le pacte budgétaire, l’Etat fédéral paye l’amende à Bruxelles même si ce sont les Länder qui sont à l’origine de ce déficit.

Parce que l’axe franco-allemand a fait son temps

On a toujours dit que l’Allemagne était le moteur économique de l’Europe et que la France en était son moteur politique. Le temps est donc venu de changer tout ça et de s’orienter, comme l’avait souhaité Nicolas Sarkozy au début de son quinquennat, vers un axe franco-britannique. On aurait bien proposé un axe méditerranéen (Espagne-France-Italie) mais le moment semble mal choisi…

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