Bien qu’un nouveau plan de sauvetage financier européen de la Grèce ait été conclu après que le conseil extraordinaire a débloqué uune aide de 237 milliards d’euros, pas sûr que cela suffise à son rétablissement à moyen terme.
En effet, si le terrible quotidien des Grecs de ces derniers mois est perçu par les autres Européens comme un dommage collatéral de plus à la grave crise économique traversée par presque tout le Vieux continent, les conséquences immédiates et à venir pour ce pays sont extrêmement graves. La Grèce est devenue un champ de ruines et la pseudo solidarité européenne de ces derniers mois à son égard n’a rien fait à l’affaire : le pays, au bord de la banqueroute et de la guerre civile a fait naître une véritable poudrière prête à sauter à tout instant.
Les Grecs groggy, n’en peuvent plus de cette austérité à marche forcée – 48% de ses habitants préfèrent ainsi la banqueroute à l’austérité. Depuis la « mise sous tutelle » européenne, la plupart des salaires des fonctionnaires du pays ont ainsi été divisés par deux, même chose, et en seulement deux ans, pour le niveau de vie de chaque citoyen, tandis que le chômage touche à ce jour 20% de sa population !
La Grèce au régime forcé
La seule solution efficace pour remettre la Grèce à flots et y rétablir une indispensable croissance, serait d’abord de recapitaliser généreusement ses banques désormais proches de la vacuité. Mais aussi, d’annuler purement et simplement la totalité de sa dette au montant faramineux, et de lui octroyer un prêt plus conséquent, d’environ… 200 milliards d’euros, afin de repartir sur des bases saines et lui permettre de rester dans la zone euro : le sort de la Grèce et sa souveraineté sont ainsi loin d’être acquis avec ce nouveau plan de sauvetage même si chacun semble s’en réjouir.
Plombée par des décennies d’une gestion économique calamiteuse et d’une anarchie budgétaire quasi organisée, la Grèce reste un pays exsangue, K.O. à genoux. Face à ce constat désastreux, la patrie d’Aristote, qui emprunte aujourd’hui à un taux de 22% !, ne parvient même plus à rester philosophe : un comble.










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