C’est la grande affaire de ce début de campagne présidentielle : Marine Le Pen serait à la peine pour réunir les 500 signatures de maires. Ces signatures obligatoires permettent aux différents candidats de prendre officiellement part à la course à la présidentielle. Sans elles, une personnalité politique ne peut pas y prétendre.
La wonderwoman du FN clame depuis un moment qu’elle ne parvenait pas à réunir le nombre de signatures nécessaires. Selon elle, une élection sans l’extrême-droite fausserait le débat républicain. Le Front National met en cause l’obligation pour les maires qui donnent leur soutien à un parti de s’identifier publiquement. Ce qui aurait pour effet de stigmatiser les supporters de Marine. Ainsi, la direction du Front National a demandé au Conseil Constitutionnel d’amender la loi afin que les maires puissent rester anonymes.
Les différents protagonistes de la scène politique accusent la blonde candidate de coup de bluff visant à apitoyer une partie de l’électorat et s’assurer une couverture médiatique continue. Pour prouver sa bonne foi, le parti à la flamme aurait fait constater le nombre de signatures obtenues par un huissier. Louis Aliot, vice-président du FN, a précisé ce matin sur Europe 1 que « le chiffre doit être à 340, 350 signatures« .
Le constat d’huissier sera joint à la QPC « dans un mémoire complémentaire avant midi au Conseil Constitutionnel« .










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